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- fin du 13 ème congrès du CNRA
Conseil National des Radios Associatives
c’était les 12 et 13 mai 2006 à Rochefort (17)
mercredi 17 mai 2006, par
13eme congrs du Conseil National des Radios Associatives (CNRA)
12 et 13 mai 2006 (Rochefort - 17)
70 radios associatives taient reprsentes. 150 200 personnes prsentes.
Photos , programme, liens, sigles et compte-rendus...
Jeudi 12 mai
Replanification de la bande FM, le dessous des cartes avec Marie-Laure Denis (CSA)
ateliers :
- FM 2006 pratique, comment faire son dossier, premiers bilans des appels candidature en Languedoc-Roussillon avec Jean-Franois Chaval, prsident du CNRA, et Jean-Paul Gambier, prsident de la FRANC LR
- Comment organiser des plans de formation ? avec A. Dejaune
- Les nouvelles pistes de financement dcentraliss, tat des ngociations entre fdrations et institutions avec J-F. Biardaud
- Mdiamtrie, valuation de nos radios : bilans et conditions d’accs
Construire les liens d’une action unitaire avec Jean-Franois Chaval, prsident du CNRA et de la FRANC MP, Hubert Allouche, prsident de l’ARJ, et Yvon Gargam, prsident de la FFRC
Vendredi 13 mai
ateliers :
- L’volution des changes entre radios depuis un an avec Hugues de Vesins, du CNRA
- Tlchargements de musique via internet : succs ou chec ? avec R. Pags
- EPRA, que penser des futures volutions ? avec G. Margerand
- Les nouveaux dispositifs d’aide l’emploi avec J-F. Biarbaud
Rgions, radios et conomie locale
Un FSER pour la libert d’expression avec Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication et Isabelle Lemesle, prsidente du FSER
ateliers :
- FSER : volutions et perspectives possible avec Daniel Vasseur
- La culture, la musique et le spectacle vivant dans nos radios avec J. Rouger
- Les radios associatives et la francophonie avec Jean-Paul Gambier, prsident de la FRANC LR
- Pays et agglomrations, quelles expriences et exemples de conventionnements ou de financements prennes pour nos radios ? avec T. Poireau et Isabelle Bourdais, de Radio Pays d’Hrault
Qu’est-ce que a veut dire ?
CNRA : Conseil National des Radios Associatives
FRANC LR : Fdration des Radio Associatives Non Commerciales du Languedoc-Roussillon
FSER : Fond de Soutien l’Expression Radiophonique
Radio Tabal, la radio de Bamako (Mali), jumele avec Divergence FM
CSA : Conseil Suprieur de l’Audiovisuel
EPRA : Echanges et Productions Radiophoniques
CNRL : Syndicat National des Radios Libres
CAE : Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi
ARJ : Association des Radios Juives
FFRC : Fdration Franaise des Radios Chrtiennes
Mdiamtrie, valuation de nos radios : bilans et conditions d’accs
Hugues de Vesins, CNRA : Mdiamtrie peut tre critique, mais c ’est une rfrence en terme de mesure d ’audience. Les radios associatives qui veulent tre “mesures” peuvent maintenant l’tre. D’ici fin octobre 2006, elles doivent se faire connatre auprs de Mdiamtrie. De janvier juin, des auditeurs sont interroges sur leurs habitudes radiophoniques, selon la catgorie socio-professionelle (CSP) et le sexe. Le panel minimum est de 250 interviews. Cette anne, 50 60 radios associatives l’ont fait. On sait que la dure d’coute par auditeur (DEA) est de 106 minutes par jour pour les associatives. Le cot moyen pour une catgorie A est de 1000 1300 euros par un sondage. L’avantage, c’est que c’est extrmement valorisant pour les permanents et les bnvoles. On ralise qu’on ne parle pas un micro, mais des gens, on sait A QUI on parle). Autre avantage, on est beaucoup plus pris au srieux et on intresse beaucoup plus les collectivits. Ca amne un dialogue constructif et parfois une hausse des aides financires. Et puis, on est plus pris au srieux par les autres mdias. Ca permet galement de redessiner sa grilles des programmes. Par exemple, l’mission quotidienne peut tre dplace une autre horaire pour toucher plus de monde.
Jos Guerrin, RGB (Val d’Oise) : Le risque, c’est que les radios deviennent TOUJOURS des chiffres et non plus une ide, une me. Pour nous qui l’avons fait, a n’a pas t un choix facile. On avait les 1000 euros, alors on a profit de l’opportunit. Mais on s’est pos la question du srieux de Mdiamtrie. Quand j’ai envoy la liste des communes o on met, Mdiamtrie m’a dit qu’il n’y avait pas assez de communes. Nous mettons sur 12 communes pour un bassin de population de 180 000 habitants. Visiblement, la grande couronne parisienne est mal prise en compte. J’ai quand mme du largir la zone trois fois, jusqu’ ce que je sorte de notre zone d’mission. Mais au moins, Mdiamtrie pouvait ainsi nous prendre en compte.
Hugues de Vesins, CNRA : Nous non plus, on n’aime pas les sondages, mais on n’a pas les moyens de faire plus.
Jos Guerrin, RGB (Val d’Oise) : Si on l’a fait, c’est parce que les collectivits territoriales sont de plus en plus demandeuses, voir revendicatrices : “On est prt vous aider, mais on veut savoir : Quelle est votre audience ?” Ma crainte, c’est que les lus comparent l’audience de notre radio locale avec l’audience que fait une radio nationale sur notre territoire.
Hugues de Vesins, CNRA : Pour CFM, Toulouse, quand on tait face au maire, l’attach de presse et tout le service de communication de la mairie, on faisait beaucoup plus pro. Je suis arriv avec un tableau, avec les chiffres de lectorat de la presse locale, les chiffres de radios d’autres villes comparables Toulouse. Et quand la mairie a vu les chiffres de notre site internet, ils ont ralis qu’on avait autant de visites que le site de la mairie. Et on a eu du pognon... Nous avons galemment compar le ratio investissement financier / auditoire, entre notre radio et d’autres radios. L, les lus ont beaucoup rflchi sur nous et nous ont vu diffrement. Les chiffres de Mdiamtrie permettent de connatre l’audience quart d’heure par quart d’heure, mais Mdiamtrie ne demande pas aux auditeurs qu’elle interroge des noms d’missions citer. Ce sondage nous a donc servi et nous a appris des choses. Et on tait fiers d’avoir des auditeurs.
Jean-Franois Biardeaud, Radio Trouble Fte (Limousin) : Jusqu’ aujourd’hui, c’tait la technique de l’hygrodactylomtrie, la technique du doigt mouill. Avant, je disais : “Nous avons 8000 auditeurs." En fait, nous en avons 40 000 ! Aprs, on nous a propos beaucoup plus de MIG (Messages d’Intrt Gnral). Mais on a fait plus peur aussi. Nous sommes passs du statut de zozos sympathiques plutt fls pas dangereux qui travaillent avec des bouts de ficelles celui de gens qui inspirent la peur et la mfiance. En plus, on ne peut pas nous contrler. L’impact sur l’attitude, la responsabilit et le comportement des bnvoles est norme ! Autre chose : le site internet est trs important pour le srieux qu’on reprsente.
Hugues de Vesins, CNRA : Quand on a sorti les chiffres Mdiamtrie, certains ne nous ont pas cru : “Pas possible ! Pas vous !”
Remarque d’un des participants : Tout cela me gne, par rapport la philosophie des radios associatives.
Hugues de Vesins, CNRA : Nous aussi, on s’est pos la question : On le fait ou pas ? Mais soyons clair. Mdiamtrie n’est QU’UN des indicateurs de la radio. Le nombre des bnvoles et des permanents en est un autre trs important. Mdiamtrie est un outil. C’est tout.
Audrey, RGB (Val d’Oise) : Pourquoi est-ce qu’on joue le jeu du politique ? Pourquoi est-ce qu’on donne les chiffres. Nous, par exemple, on souffre de la prsence d’une tl locale. Les pouvoirs politiques font la guerre entre nous, alors que pour nous, on n’est pas concurents. Mais les collectivits veulent des chiffres. Une chose qui nous a beaucoup aid : pour donner un coup de jeune notre image, on a fait une nouvelle plaquette pour la grille des programmes.
Arnaud de Saint Roman, directeur du dpartement radio chez Mdiamtrie (intervention tardive, car du retard) : Mdiamtrie est un institut spcialis priv. Dans notre capital, il y a des chanes de tl et des radios (Radio France, Europe 1, RTL, RMC info, ...). Les tudes sont pilotes par un comit radio (7 reprsentants). A titre de comparaison, une tude 126 000 (car 126 000 personnes interroges) cote une radio nationale pour une tude nationale 140 000 euros. L’audience sur un jour n’est pas significative. Mais sur une semaine, oui. On peut comparer a une salle de cinma. Quand nous faisons les tudes, on tombe souvent sur des gens qui disent : “Oui, j’ai cout une radio, mais je ne sais pas laquelle.” D’o l’intrt de donner SOUVENT le nom de la radio. Une fois toutes les 7 minutes me parat tre une bonne moyenne.
Question : Est-ce qu’il n’y a pas le risque d’arriver une situation o les radios associtives les plus faibles seront encore plus faibles (car elles n’ont pas les moyens de se payer un sondage Mdiamtrie) ? Et est-ce que les radios associatives ne vont pas arriver la situation o elles DEVRONT donner les chiffres d’audience ?
Hugues de Vesins, CNRA : On espre que le CNRA va suivre et que beaucoup de radios associatives vont suivre. Mdiamtrie est un outil qui peut aider les radios A. C’est un test, un essai qu’on fait. Il faut savoir pourquoi vous le commandez et ce que vous allez en faire. Mettez en oeuvre cet outil en ngigeant les autres et vous devenez comme une commerciale... et vous tes foutus...
Construire les liens d’une action unitaire
Notes prises "en vrac" :
Le CNRA est trop une addition de fdrations rgionales. Rponse de Jean-Franois Chaval, le prsident du CNRA : "Le problme, c’est qu’il n’y a qu’une poigne d’individus qui participent. Il ne faut pas que 240 personnes adhrent et qu’il n’y ait qu’une dizaine d’acteurs actifs. On n’a pas assez de monde.
Est-ce un sujet tabou ? Sans dvelopper, on sait bien qu’il y a des conflits de personnes entre CNRA et CNRL.
Il faut revenir l’tat d’esprit du dbut du CNRA. Exemple : revenir une prsidence de 2 ans au lieu de 3 ans. Et puis, ce sont toujours les mmes personnes au bureau. Je propose que ni Hugues, ni Jean-Paul, ni Jean-Franois ne fassent partie du prochain bureau.
Il n’y a pas assez de jeunes. Rponse d’Hugues de Vesins : Les places sont libres : allez-y ! . Intervention : on ne peut laisser les places comme a. Il faut un accompagnement et un encadrement pralable des jeunes. On ne peut pas remplacer les gens en place au pied lev.
Rgions, radios et conomie locale
avec notamment Paul Fromental, vice Prsident de la rgion Poitou Charentes, et Michel Adam, enseignant l’universit de Poitiers et membre de la Confrence Permanente des Coordinations Associatives de Poitou-Charentes
Le milieu associatif est, en fait, peu connu. En France, 22 millions d’adhrents, 10 millions de bnvoles actifs et 1,6 millions de salaris... Bref, "un gant conomique, mais un nain politique". Pour Michel Adam, "le milieu associatif ne se rend pas compte de sa force. Lors des dernires lections prudhommales, 10% des siges ont t obtenus par l’conomie associative." Pas d’anglisme non plus, "le milieu associatif, comme tout groupe humain peut contenir le meilleur, mais aussi le pire." Sans oublier que l’conomie associative n’a pas tre, comme le voient certains libraux, "l’ambulancier du capitalisme".
Un FSER pour la libert d’expression
Hugues de Vesins, CNRA : Monsieur le ministre, votre prsence est source de relle satisfaction. Nous y sommes sensibles, mme si nous sommes tristes. Car loin d’tre pleurnichards, nous sommes en crise. Une vingtaine de radios n’ont mme pas pu venir par manque de moyen. Que le FSER n’ait pas de trsorerie, ce n’est pas nouveau. Les dpenses sont suprieurs au fond. Mais il y a aussi un souci d’organisation au sein du FSER. L’aregnt n’a pas t suffisament vite distribu. Des retards de 7 mois ! Quelle entreprise pourrait supporter a ? Et puis, la majoration ne doit pas tre considre comme une cerise sur le gteau. Elle fait entirement partie du dispositif de paiement. Prenons l’exemple du cot d’un CAE en 35 heures pour un an : 3 500 euros. Une majoration qui n’arrive pas, c’est un emploi qui n’est pas cr. Gouverner, c’est rformer, mais c’est aussi administrer. Nous voulons un FSER stable. Regardons galement le taux d’coute : 7,4% pour les radios associatives, 9% pour France Culture. Je ne dirais pas : Comparons les budgets ! . Dernier point pour conclure : contrairement ce que certains peuvent penser, nos radios font partie des associations les mieux contrles.
Intgralit du discours de Renaud Donnedieu de Vabre, ministre de la culture et de la communication (Les phrases en italiques sont celles dites par le ministre, mais non prvues dans le discours initial. Les phrases mises en gras l’ont t par nos soins.)
Monsieur le Prsident
Mesdames, Messieurs,
Je tiens tout d’abord vous remercier de m’avoir convi votre 13e Congrs annuel, en cette anne 2006 qui est un peu particulire ; particulire, tout d’abord, parce qu’elle concide la fois avec le 25e anniversaire des radios libres et le 20e anniversaire de la loi relative la libert de communication ; particulire aussi, parce que nous savons tous que l’anne 2005 a t pour les radios associatives une anne difficile, et je tiens vous dire, la veille d’une rforme rglementaire destine prenniser et amliorer l’efficacit du fonds de soutien l’expression radiophonique, ma dtermination tout mettre en uvre pour que l’Etat soit vos cts, sur le chemin de la libert. Pour preuve de mon attachement la libert de ton des radio associatives, je peux vous raconter cette petite histoire. Je me souviens en 1982 sur Radio Zinzine, dans les Alpes de Haute Provence, quelqu’un qui a dit en parlant de moi : Celui-l, pas la peine de la guillotiner. Il n’a pas de tte.
Oui, vos radios ont ouvert et continuent d’ouvrir de formidables espaces de libert, ce bien qui fait jouir des autres biens . Oui, la libert est une valeur, un bien commun, pour reprendre l’admirable formule de Montesquieu, laquelle nous sommes tous trs attachs. La libert d’expression, la libert de communication, sont aujourd’hui au cur de la vie de notre socit. Le dveloppement des modes de communication, amplifi ces vingt dernires annes par une acclration technologique sans prcdent -avec Internet, la tlphonie mobile et la tlvision numrique terrestre - n’a pas russi dmoder la radio pour une raison trs simple : la radio reste le mdia le plus proche des Franais. Et pour cette raison, son rle est primordial : dans la socit de l’information qui est dsormais la ntre - plus que jamais ouverte sur le monde, mais aussi plus que jamais offerte aux crispations identitaires et aux conflits de toute sorte - la diversit des expressions est le meilleur rempart contre les tentations de radicalisation. Dans ce contexte, les radios associatives, par la mission de communication sociale de proximit qui est la leur, occupent une place importante dans le paysage radiophonique franais. Une place qui ne saurait se mesurer sur la seule base de sondages d’audience. Dans les zones les plus isoles, dans les quartiers les plus difficiles, sur l’ensemble de notre territoire, par leur action quotidienne, notamment ducative et culturelle, en collaboration avec les acteurs locaux, elles crent du lien social, elles rompent l’isolement et invitent au dialogue et au partage. C’est cette mission de communication sociale de proximit et cette contribution au pluralisme des courants d’expression socio-culturels que l’Etat s’est engag soutenir, pour toutes les radios associatives qui, autorises par le Conseil suprieur de l’audiovisuel, ont un recours modr au financement publicitaire. Et cette volont politique a port ses fruits, puisque le nombre de radios qui bnficient du fonds de soutien l’expression radiophonique a presque doubl en quinze ans, avec 562 radios subventionnes en 2005, pour un montant total de 24,2 M et une aide moyenne de 41 700 . Je tiens dire ici solennellement qu’ aucun moment l’Etat n’a envisag de remettre en cause son soutien aux radios associatives, dont le caractre automatique rsulte des termes mmes de la loi de 1986 sur la libert de communication. Tout au contraire, la rforme que j’ai souhaite et qui entrera en vigueur en fvrier 2007 n’a d’autre but que de stabiliser et de prenniser un systme d’aide qui a fait ses preuves.
Avant d’en venir cette rforme, je tiens vous dire combien je suis personnellement attach votre rle irremplaable, votre rle culturel, social, civique. Je suis l’lu d’une ville, Tours, o je soutiens et je suis l’auditeur passionn de deux radios associatives : Radio Bton, qui met depuis vingt ans, et qui est notamment associe un festival rock d’une grande qualit et d’une grande diversit ; et Gnration FM, plus rcemment venue sur les ondes, et qui est notamment associe au dveloppement des arts vivants et des arts de la rue.
Depuis plus de vingt ans, le Fonds de soutien l’expression radiophonique (FSER) accompagne le dveloppement des radios de proximit. Ses dpenses n’ont cess de crotre en raison de l’augmentation du nombre des radios ligibles (442 en 1993 562 en 2005). Ainsi, le total des subventions verses aux radios est pass de 14 M en 1993 24,2 M en 2005, soit une hausse de 72 %. Paralllement, les recettes n’ont pas volu aussi rapidement et ont mme connu une stagnation depuis 2001.
Je souhaite vous rassurer tous et toutes pleinement sur l’engagement du gouvernement vos cts. Je comprends que certaines prises de positions rcentes ou certaines prconisations aient pu jeter le trouble dans les esprits.
Je tiens rappeler solennellement au nom du Gouvernement, que le droit au soutien public que la loi vous garantit ne sera pas remis en cause.
Je sais les difficults que vous avez rencontres en 2005 et je tiens vous exposer les mesures que j’ai dcides pour 2006.
A cause d’une suite d’vnements - titre principal, le dpart de plusieurs agents affects au secrtariat de la commission du fonds de soutien, mais galement l’entre en vigueur de la loi organique du 1er aot 2001 relative aux lois de finances, la mise en place d’un nouveau systme informatique et le dmnagement du secrtariat de la commission - vous avez subi, je le sais, des retards dans l’instruction des demandes et, par voie de consquence, dans le paiement des subventions 2005. Ces retards, je tiens vous le dire, ne sont pas acceptables. J’ai bien conscience qu’ils ont mis certaines radios en difficult et il n’est pas question qu’ils se reproduisent.
Sur le premier point, j’ai demand que des mesures nergiques soient prises et elles l’ont t : les 147 subventions de fonctionnement et les 40 aides l’quipement qui, au 15 mars dernier, restaient encore payer l’ont t. Les 421 majorations accordes ont toutes t notifies. Comme je m’y suis engag, elles seront toutes payes d’ici le mois de juin prochain.
Sur le second point, j’ai demand l’administration de rflchir la meilleure mthode pour que cette anne les subventions de fonctionnement soient payes au plus vite, c’est dire de nouveau au fur et mesure de la perception de la taxe sur les recettes des rgies publicitaires qui alimente le fonds de soutien.
La commission du fonds de soutien qui s’est runie avant hier, a estim, en accord avec l’ensemble des reprsentants des radios, que ds lors que les effectifs du secrtariat de la commission taient nouveau au complet, avec l’arrive le 2 mai dernier d’un nouveau secrtaire gnral, et qu’ils avaient t renforcs, la meilleure solution tait de reprendre le mode de fonctionnement habituel, parfaitement rd, qui permettra la commission de dlibrer sur l’ensemble des demandes de subvention 2006, dans leur ordre d’arrive, d’ici le 31 dcembre prochain, de notifier et de payer les subventions de fonctionnement, d’installation et d’quipement au fur et mesure de la disponibilit des crdits, de notifier et de payer les dernires subventions de fonctionnement dlibres- environ une quarantaine sur presque 600 - ainsi que l’ensemble des majorations dans les premires semaines de fvrier 2007, ds que le produit du dernier trimestre de la taxe aura t encaiss.
Je connais et je respecte la comptence et l’exprience des membres de la commission, et tout particulirement de vos reprsentants, dont je tiens saluer la qualit du travail qu’ils accomplissent avec une rgularit sans faille. C’est cette mthode qui sera mise en uvre ds la semaine prochaine. Pour ma part, j’ai donn instruction l’administration de revenir au rythme d’instruction des demandes (une quarantaine tous les quinze jours) et les dlais de paiement (5 6 semaines compter de la notification) qui taient ceux de 2004.
J’ai galement entendu le souhait de vos reprsentants de disposer, pour continuer de bien prparer les runions de la commission et de jouer pleinement leur rle, dans une parfaite transparence, du dossier de sance dans sa version papier. J’ai donn les instructions ncessaires. J’en viens naturellement la mise en uvre des tlprocdures qui, comme vous le savez, s’inscrit dans le cadre de la rforme de l’Etat et de la construction de la socit d’information. J’ai demand qu’un groupe de travail, ds le mois prochain, associe le prsident de la commission et vos reprsentants, pour tudier avec l’administration dans quelles conditions les radios associatives pourraient, compter de 2007, si elles le souhaitent, prsenter leur demandes d’aide financire sous une forme dmatrialise. Un audit est en cours, confi au conseil gnral des technologies de l’information du ministre de l’conomie, des finances et de l’industrie. Ses conclusions seront prochainement rendues publiques et nous permettront d’avancer sur ce sujet important dans les meilleures conditions.
Sur l’ensemble de ces points, sachez que tous nous travaillons ensemble dans le mme sens : vous-mme, le prsident de la commission et les quipes de la Direction du dveloppement des mdias qui depuis des annes se mobilisent et ont travaill sans relche pour rattraper les retards. Je veux les saluer et les en remercier.
Venons-en l’essentiel : la rforme rglementaire dont l’objet est - je le rappelle - de consolider, d’amliorer le fonctionnement et l’efficacit de l’outil exceptionnel que constitue le FSER - dont il faut souligner qu’il a permis au secteur des radios associatives de catgorie A de se structurer en une vingtaine d’annes - tout en prservant la ncessaire matrise de la dpense publique. Le relvement du barme de la taxe que j’ai soutenu dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2004, a permis une augmentation des recettes de 2,5 M, en 2005. -Mais vous comprendrez que cette mesure doit rester exceptionnelle.
Vous le savez, la taxe parafiscale prleve sur les rgies publicitaires qui alimente le fonds de soutien a t transforme, en 2003, pour des raisons juridiques tenant principalement l’entre en vigueur de la LOLF, en une taxe fiscale. Cette rforme a eu plusieurs consquences. La commission a perdu son rle dcisionnaire pour devenir consultative. Toutes les modifications rglementaires qui rsultaient de ce changement n’avaient pas t faites et il tait temps, pour des raisons de bonne administration, de mettre jour le dcret qui rgit notamment le mode de fonctionnement de la commission. Je pense notamment aux subventions de fonctionnement, pour lesquelles la comptence du ministre charg de la communication - comme disent les juristes, chre Isabelle Lemesle - est lie : c’est—dire qu’il n’a d’autre choix - et c’est d’ailleurs une bonne chose - que d’attribuer le montant qui rsulte de l’application du barme de subvention annuel pris sur proposition de la commission. La marge de manuvre tant inexistante, l’avis de la commission n’est pas ncessaire. A l’inverse, en matire de majoration, il faut porter une apprciation qualitative sur l’action de la radio, au regard des cinq critres poss par le dcret et pour se faire, j’ai naturellement besoin d’tre clair par la commission et notamment par vos reprsentants. J’observe d’ailleurs qu’aujourd’hui les travaux de la commission sont, pour l’essentiel, consacrs l’examen des majorations.
Ensuite, il tait indispensable d’inscrire dans les textes certaines mthodes rsultant de la seule doctrine de la commission : je pense, par exemple, l’attribution en deux tranches de la subvention d’quipement.
Enfin, il tait souhaitable de faire voluer le fonctionnement de la commission et les modalits d’attribution de l’aide pour les rendre plus efficaces sans, naturellement - j’y insiste - remettre en cause ni son caractre automatique, ni l’architecture globale du systme qui doit rester d’une parfaite transparence.
Sur la mthode, j’ai souhait que cette rforme se fasse en pleine concertation avec tous les acteurs concerns, au premier rang desquels les radios. C’est pourquoi, ds mai 2005 et tout au long du processus d’laboration du texte, les prsidents des fdrations nationales et les membres de la commission ont t associs pour aboutir la rforme la plus consensuelle possible.
Le texte qui a t transmis cette semaine au Conseil d’Etat tient compte de la majeure partie des demandes qui ont t formules par les radios. J’en rsume les grandes lignes :
Les subventions d’installation, d’quipement et de fonctionnement sont regroupes sous le vocable subventions automatiques . L’actuelle majoration, rebaptise aide slective sera dsormais fonde non plus sur cinq mais sur six critres, incluant la proportion de programmes propres produits par la radio. Sur ce critre, je tiens prciser qu’il n’est, c’est vident, pas question d’obrer votre indpendance ditoriale. Dans une dmocratie comme la ntre, la libert d’expression est une valeur sacre. Vous incarnez cette libert. Le mode de calcul de la subvention est renvoy un arrt mais, en tout tat de cause, les crdits consacrs l’aide slective ne peuvent excder 25% du total des crdits consacrs aux subventions de fonctionnement ;
Les plafonds des subventions d’installation et d’quipement sont ports de 15 250 euros, respectivement 16 000 et 18 000 euros ;
Les radios ont dsormais la facult de prsenter deux demandes de subvention d’quipement par priode de cinq ans dans la limite du plafond prcit ;
La commission ne dlibrera plus sur les subventions caractre automatique mais, en revanche, elle acquiert une comptence consultative gnrale et je pourrai la saisir de toute question concernant le secteur des radios associatives. Je tiens ce qu’elle devienne plus encore un lieu de dialogue et de concertation.
Cette rforme n’entrera en vigueur que le 15 fvrier 2007, de sorte que les radios aient le temps de se familiariser avec ces nouvelles dispositions qui ne devraient avoir que peu de consquences sur la prsentation des demandes de subvention.
Tels sont les principaux points que je souhaitais voquer devant vous aujourd’hui.
Mon attachement aux radios associatives ne s’est jamais dmenti. Ma prsence parmi vous aujourd’hui en est le tmoignage renouvel.
Plus tard, aprs quelques changes avec la salle...
Le ministre annonce qu’il a demand la Direction du Dveloppement des Mdias (DDM) une aide pour aider les radios associatives se numriser. Une aide qui ne serait pas prise sur l’aide du FSER. Jean-Franois Chaval, le prsident du CNRA, en profite pour demander une aide pour que le CNRA puisse disposer d’au moins un salari. Rponse du ministre : Je ne m’engage rien. Je vais voir ce que je vais faire. Rponse de Chaval, en souriant : Je ne suis qu’ moiti satisfait de la rponse.
Compte-rendu : Sbastien Ngre ( Divergence FM ) / Crdit photo : Fredo Ferraro ( Radio Aviva ) et Sylvain Cottin ( Sud Ouest Rochefort )










