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Vincent Autin, Helene Albert , Patrick Vignal

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lundi 1er novembre 2010, par Christian Coste

homosexualité et homophobie. Question on ne peut plus d’actualité ! Tout est une question de vivre ensemble.

C’est la révolution dans Provoscopie, l’émission politique sur Divergence, 93.9 FM ! Les jeunes ont bâillonné le Loup et le Renard. Ils ont pris le pouvoir ! Les Tic et Tac de la provoque les remplacent. Aujourd’hui dans un mouvement uni et solidaire, les homos et les hétéro ont envahit les studios ! Le bon roi Louis 16 se serait exclamé : « Est-ce une révolte ? » et son fidele serviteur Vincent McDoum, s’il avait vécu à la même époque, lui aurait répondu : « Non Sir !! C’est une révolution ! ». La révolution peut être historique. La théorie du balancier dirait que le 21ème siècle est une réponse à l’antiquité grecque, où l’homosexualité y était monnaie courante. A l’image de la seconde guerre mondiale, où les homosexuels étaient envoyés en camps de concentration avec les juifs, tziganes et autres minorités. La société serait-elle en train de retrouver des traditions homophobes, et bien franchouillardes ?

Vous l’aurez compris, aujourd’hui on ne va pas vous parler de botanique, ni de la dernière recette de cuisine à la mode en Nouvelle-Calédonie, mais bien d’homosexualité et d’homophobie. Question on ne peut plus d’actualité ! Peut-on vivre avec les homosexuels… ou pas ? Tout est une question de vivre ensemble. La légitimité de l’homophobie, le mariage et l’adoption, la place des homosexuels dans la société, tels sont les débats auxquels nous vous convions aujourd’hui. Mais tout d’abord plongeons nous dans l’ambiance, avec la chronique : sexion d’assaut à l’amende…

LA SEXION D’ASSAULT A L’AMENDE

A l’heure où la question sur l’adoption pour les couples homosexuels, et le mariage gay anime les débats les plus vifs et acides de notre belle société, il ne fait pas bon prendre position ouvertement contre la communauté gay et lesbienne. Dans une interview, donnée fin septembre, on apprend d’ailleurs que Sexion d’Assault, groupe de rap très en vogue chez les ados/préados, n’a pas hésité à clamer haut et fort son homophobie. Idéologie approfondie dans leurs paroles, criant ainsi leur dégoût irascible des « pédés à qui on devrait couper le pénis et les laisser pour morts sur le périph ». Homophobie assumée, homophobie non pardonnée. L’affaire, largement relayée par les médias, prenant une ampleur nationale, la Sexion d’Assault vient de voir 13 concerts de leur prochaine tournée purement et simplement a-nnu-lés. Après de vives réactions des lobbys gays et lesbiens, le groupe a tenté par voix de presse de sauver son image commerciale, réfutant l’idée qu’ils pouvaient être anti-homo et que leurs propos, évidemment sortis de leur contexte, avaient été machiavéliquement déformés. Maudits soient les journalistes anti-rap, anti-jeunes, pro-homo ! On découvre ce même mois, l’actualité couplant un hasard qui fait bien les choses, que l’un des membres répondant au pseudonyme de « Doumams », va être jugé pour des violences conjugales. Car oui, les homophobes noirs battent leurs femmes ! Ces gens-là, aussi civilisés soient-ils, ne sont-ils donc pas dotés de la notion de bienséance et de respect d’autrui ? Où, est-ce que l’actualité s’acharne sur un groupe de rap, composé de noirs et métisses, qui plus est dont les ventes ont atteint plus de 300 000 galettes de leur dernier opus, et dont le message très stéréotypé « casquette à l’envers » et « soirée le samedi soir » trouve un écho sans précédent chez les jeunes ? Maudits rappeurs anti-homo, anti-femme, pro-jeunes ! Fin du procès opposant l’association gay et lesbienne de Montpellier, aux comiques de Canal Plus « Action Discrète », verdict : la justice a donné raison aux homosexuels en quête de reconnaissance et de droits. C’est à plus rien n’y comprendre ; en France, on condamne l’homophobie au nom de la tolérance, et on ne tolère ni le mariage gay, ni l’adoption pour les couples homo. Comment se positionner, sans bafouer la liberté d’expression, sans s’attirer les foudres médiatiques, et sans heurter les âmes sensibles ? Ne cherchez plus ; Coluche les incitait à voter pour lui, mais aujourd’hui il ne fait pas bon être noir, faire du rap, ou être homosexuel. De toute façon, après les Roms, ils sont les prochains noms potentiels sur la liste d’expulsions du gouvernement. Merci.

Vincent Autin : Il est pour la lutte contre toutes les discriminations, mais notre premier invité, Vincent Autin, a choisi d’en combattre une en particulier. Il n’est pas venu dans une tenue exubérante aujourd’hui, mais on espère qu’il fera mieux à la prochaine gay pride. Entre sa lutte bénévole contre l’homophobie, son activité professionnelle et sa vie privée, le président de la Lesbian&gay pride montpellier ne semble craindre qu’une chose : un monde sans mââles.

Helene Albert : Notre deuxième invitée Hélène Albert est déjà a la retraite…. Mais en entrant dans l’association des membre de l’ordre national du mérite, elle n’a pas choisi une option des plus reposantes. Entre la cuisine et le ménage,oui oui, elle a le temps de réfléchir à la promotion des valeurs républicaines et au vivre ensemble. On pourrait la croire vieux jeu mais son association semble se tourner vers la jeunesse. A elle de nous dire comment elle voit le nouvel air du temps !

Patrick Vignal : Notre dernier invité aimerait bien devenir maire de Montpellier. Sportif, il consacre ses forces à la politique, à condition qu’il puisse s’exprimer. On n’attendra pas le printemps de la démocratie pour l’interroger, Patrick Vignal, spécialiste du vivre ensemble n’a pas une seconde à perdre mais il est ici pour répondre à nos questions. Pour un socialiste embarqué sa retraite n’est pas encore d’actualité !


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Animateur(s) :
Antoine bernou et Hélène Lompech (prépa pôle sup – journalisme )
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
Licence de l'article :

Antoine bernou et Hélène Lompech

 
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