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Ville, Agglo, Cantonales et CCI...

lun 7 fév. 2011 - 12h30, 18h30

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lundi 7 février 2011, par Gilles Gouget, Yves le Bozec

Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! Apprêtez-vous à vivre 90 minutes de palabres et de débat. Il est question aujourd’hui de politique... au sens noble du terme ! Comment en serait-il autrement avec nos invités ? De politique, donc de cité ! Il est donc question aujourd’hui de diverger sur les avenirs probables de ce que fut Montpellier la Surdouée... En espérant qu’elle ne devienne pas, dans les années à venir, Montpellier la Sous-douée !!!

Mais nous ne sommes qu’en 2011... et nos élus départementaux sont en campagne en vue des cantonales qui auront lieu dans quelques semaines. Ils sont pour les uns en quête d’un dernier renouvellement de mandat, pour les autres en quête d’un premier mandat, et pour les derniers... des spectateurs plus ou moins attentifs.

Aujourd’hui, dans le studio, hors les présidentielles et législatives à venir, c’est bien du contrôle de la ville et de son agglo’ dont il s’agira très certainement sur fond de cantonales et de chambre de commerce et d”industrie.

A voir et surtout à entendre sur Divergence, 93.9 !

Les Invités

Philippe Saurel, le grand frère aux dents longues :

“Il n’est plus de la race des belletes : il a muté ! Il est maintenant de celle des furets... Dans la série : il est passé par ici, il repassera par là ! On le sort par la porte, il entre par la fenêtre. Et avec son plus beau sourire, s’il vous plait. Il ne fait pas campagne, il est en campagne en permanence. Saluant les uns, draguant les autres. Une petite pointe contre celle-ci, un satisfécit pour celui-là. Il a, d’autre part, un anti-héros : Poulidor, l’éternel second ! Peut-être lui manque-t-il encore de maîtriser parfaitement les fables de Lafontaine ? Lui faudrait-il ne pas se faire doubler par quelque tortue... Toujours est-il qu’il est devenu ici bas le grand réseautier de la ville. Il est des nôtres à Divergence, on l’aime bien. Bonjour à Philippe Saurel, le grand frère aux dents longues.”

Frédérique Tsitsonis, l’homme du marais montpelliérain :

“Lorsqu’on lui dit qu’il a des allures mitterrandiennes, il s’en défend : préférant être confondu avec Jean Moulin. A croire qu’il serait passé à gauche. Son écharpe et son chapeau deviennent peu à peu sa marque de fabrique. Depuis plus de vingt ans il traîne ses guêtres sur le pavé montpelliérain en quête d’une reconnaissance électorale. Et, à la différence de son ancien accolyte, Arnaud Julien, il y est parvenu en 2008 à devenir adjoint à la mairie dans le sillage d’un Marc Dufour qui peine à lui donner toute la place qu’il mériterait. Travailleur acharné, certains diront besogneux, il rêve chaque année lors des voeux de se retrouver sur l’estrade en commandeur. Mais... on le sait patient ! Une fois de plus il est parmi nous. Il est de nos belettes préférées. Bonjour à Frédérique Tsitsonis, l’homme du marais montpelliérain une fois de plus en campagne.”

Jean-Marie Sevestre, le cultivateur lettré de la CCI :

“Il naît alors que Mao prend les rennes du pouvoir à Pekin dans une famille bien d’ici, cultivatrice de son état. A peine a-t-il achevé ses humanités, il se fait élire maire de son village natal, Saussan, alors que Georges Frêche s’empare de la ville de Montpellier. Nous sommes en 1977... Dès lors, il s’agglomère avec la métropole et devient un proche de celui qu’on finira par appeler : le Président ! Devenu patron d’une des plus grandes librairies indépendantes de France, Sauramps, il s’est récemment emparé de la CCI derrière Gabrielle Deloncle. Un joli parcours républicain pour ce cultivateur des lettres et on salue sa venue dans l’antre des belettes... Bonjour à Jean-Marie Sevestre, l’homme qui ne sabre le champagne qu’à bon escient !!!”

Réaction des invités par rapport à “Cantonat, cantonales”...


Chronique : « Les aléas de la troisième force … »

Depuis que Léon Blum s’était proclamé le gardien du temple socialiste lors du congrès de Tours, congrès fondateur de ce qu’allait devenir le Parti Communiste en 1920, et qu’il avait failli lors du Tripartisme au lendemain de la Libération en 1947 tandis que l’aventure perdurait du côté de Moscou ; les socialistes se sont retrouvés orphelins d’un internationalisme quel qu’il soit.

Pris en tenailles entre celui des « prolétariens », ouvriéristes, prêchant une révolution moscoutaire au nom d’une dictature soviétique venue d’ailleurs ; et celui des « bourgeois », capitalistes, plongeant dans une globalisation atlantique dérégulée ; point de place pour mes socialistes sur l’échiquier des valeurs politiques ! D’autant que, au milieu, sévissaient des « cathos », universalistes, qui faute d’être vraiment républicains, avaient fini sur les conseils du pape Léon XIII par devenir démocrates ! C’est peut-être là le drame de cette social-démocratie à la française qui n’a jamais su voir le jour jusqu’à aujourd’hui malgré les diverses tentatives imaginées par les uns ou les autres depuis un bon demi-siècle.

Certes, il fallait marginaliser le communisme avant d’envisager tout rapprochement avec le marais. Il fallait que se mette en oeuvre une démocratie apaisée. Il fallait un « big bang » intellectuel comme le préconisa Michel Rocard, l’apôtre de la deuxième gauche avec Mendès-France, dans les années 90. Certes, Giscard et Mitterrand ont cru amorcer cette fameuse « troisème force ». Mais les ouvertures successives firent « pschittt » comme le dirait Chirac !

Aujourd’hui, et le CEVIPOF (centre de recherche de l’IEP de Paris) en atteste, hors la méfiance que les Français éprouvent vis-à-vis des politiques, deux populismes prennent leur envol face à ceux que Olivier Duhamel appellent les PDG, partis de gouvernement (autrement-dit : le PS et l’UMP). Le Front de Gauche mélenchonisé d’un côté et le FN renouvelé de Marine Le Pen de l’autre. Chacun devrait peser un peu plus de 20%, incarnant le vote protestaire en compagnie de quelques autres tels que le NPA ou LO, d’un côté ; et Debout la République ou le parti de François Asselineau (Union Populaire Républicaine) de l’autre. Et n’importe quel comptable de conclure qu’il ne reste qu’un petit 50% pour les démocrates, d’autant qu’ils ne le sont pas tous, et loin de là, au sein de l’UMP !

Alors… que Faire ? Comme dirait Lénine… Une alliance des démocrates qui irait des socialistes aux centristes en passant peut-être par les Verts. Une alliance entre démocrates-sociaux et chrétiens-démocrates. Une alliance qui déboucherait sur la fameuse « troisième force » ! Mais, comme chacun peut le constater, ce n’est pas gagné. La division règne dans ce camp, chacun estimant être le champion de cette cause depuis 2007. D’autant que les deux leaders de 2007 sont aujourd’hui marginalisés : je veux parler de Ségolène Royale et de François Bayrou.

Quoiqu’il en soit, la démocratie française est malade, elle bat de l’aile ! Et le populisme ne peut que contribuer encore un peu plus à mettre à mal cette République à laquelle les Français semblent toujours attachés. Bref, la campagne des présidentielles qui a déjà commencé promet d’être belle…

A voir et surtout à entendre, sur Divergence : débat !

Musique… N°3 : Les p’tits loups du Jazz, P’tits korrigans (N°12)

Les p’tits loups du Jazz...

Aujourd’hui, je tenais à vous présenter les p’tits loups du Jazz, un ensemble musical qu’Hélène Schmidt, notre grande animatrice divergente, a découvert à Polymômes, le Sauramps dédié aux enfants...

Voilà 20 ans déjà, Olivier Caillard et les p’tits loups du Jazz s’engageaient au côté d’enfance et musique dans une aventure simple mais ambitieuse : celle de témoigner d’une pratique musicale du quotidien, vivante et engagée.

Des enfants qui jouent à dire la vie avec leurs mots, emportés par l’appel d’un Jazz de haute volée, accompagnés par des jazzmen porfessionnels. Voilà les p’tits loups fondateurs, sans le prévoir, d’un folklore du jazz familial et social.

Je vous propose d’écouter au cours de l’émission trois morceaux et tout d’abord « P’tits korrigans »...

P’tits korrigans... chanté part des enfants de Nîmes.

Issus des légendes bretonnes, ils incarnent le « petit peuple » qui s’est rebellé contre la christianisation à l’époque du Roi Arthur...

A méditer pour nos sociaux et chrétiens qui se pensent démocrates !!!


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Animateur(s) :
Yves Le Bozec et Jean-François Guiret, "Cantonat, cantonales" par Simon
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
 
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