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Vidéosurveillance - DIY !

mar 7 fév 2012 - 12h55, différé 17h55

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mardi 7 février 2012, par Gilles Gouget

Chaque semaine, un des membrs de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Montpellier se relaie pour présenter une action, une campagne ou un dossier de la LDH.

Aujourd’hui, Jean-Charles Taddei, pour évoquer la vidéosurveillance, avec une étude plutôt édifiante sur l’acceptabilité sociale de la vidéosurveillance.

Murielle Ory, rattachée au Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe, (CNRS - UdS), travaille sur le Contrôle social, la sociologie urbaine, la sociologie du regard, les sentiments psychosociaux et la sociologie de la réception.

Elleprépare une thèse dont le sujet est "L’acceptabilité sociale de la vidéosurveillance"

Elle a choisi de s’interroger sur la réception par la population strasbourgeoise de l’implantation de caméras de vidéosurveillance dans les espaces urbains.

Des élus politiques, des membres des forces de l’ordre et des citoyens s’opposent sur la question du bien fondé de l’utilisation de la vidéosurveillance en milieu urbain lorsqu’on la met au service de la gestion de la sécurité. Si les uns voient dans l’installation de ces systèmes un danger pour les libertés fondamentales du citoyen, les autres considèrent que l’usage de la vidéosurveillance se justifie par la pression de l’insécurité. Quels sont les éléments divergents ou contradictoires du débat public sur la vidéosurveillance ? Quels argumentaires sont développés par les partisans et des détracteurs de cette technologie ? En ce sens, je m’intéresse aux opérations critiques des acteurs sociaux sur ce thème et aux justifications auxquelles elles donnent lieu. D’autre part, qu’en est-il de l’acceptabilité sociale de la vidéosurveillance en fonction de ses différentes applications ? Le type d’impression que provoque la caméra sur celui qui la perçoit n’est jamais constant dans l’espace et le temps, il varie avec la nature du lieu et le cadre temporel dans lequel l’expérience de la surveillance est vécue : À quelles conditions acceptons-nous d’être observés ? À partir de quand la caméra est-elle perçue comme intrusive ? À coté de la question de la réalité actuelle de l’insécurité en milieu urbain, c’est la valeur que nous sommes en droit d’attribuer à l’image de notre corps dans les différents espaces vidéosurveillés qui apparaît un filigrane dans la construction par un acteur d’un jugement sur ces systèmes.

source : http://sspsd.u-strasbg.fr/ORY-Murie...

A l’heure où "tlm é sur f...book", et à voir la dernière campagne de pub de G....E, on peut se demander si au bout du compte les gens ne se retrouvent pas piégé dans une acceptation de fait de la vidéosurveillance, avec l’impression de "passer à la télé" à la place de l’aut’naze d’une quelconque émission de télé-réalité.

Et pendant ce temps, des supermarchés britanniques font visionner leurs systèmes par des internautes "pour quelques bons d’achat de plus"... Des cow-boys vous dis-je.



Animateur(s) :
Gilles Gouget
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
 
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