Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio




Svinkels


jeudi 19 avril 2001, par Gilles Gouget

C’est sur la scène de l’Antirouille que les Svinkels se produisaient l’année dernière, une première pour votre serviteur qui n’a pu s’empêcher d’aller leur faire le coup de l’interview, tellement qu’il s’était ravi et poilé à l’écoute de leurs premiers albums. Tout comme leurs textes, c’est avec rigolardise et finesse qu’il ont répondu aux questions, sans se prendre trop au sérieux ni choper les chevilles. Ne les laissez plus passer près de chez vous sans les aller voir et entendre.

GG : eh ben voil on est en compagnie de Grard et d’Nico de... des Svinkels

GB : Les Svinkels !

GG : Salut les Svinkels

N : Salut les swinkoss

DJ : Salut

GG :  ?!!

GB : On aime bien dire les svinkoss, c’est plus euh... dclass

GG : D’accord, alors les svinkoss, y’en a qu’deux l, le troisime prpare sa rentre sur la scne de l’Antirouille... alors que dire des Svinkels ? Le premier album, j’tais mort de rire et y’avait en plus la bonne ide d’avoir mis les paroles dans la pochette.

GB : Ah ouais !

GG : C’qui permettait de suivre tout l’album, et vraiment... j’en ai pris des rides.

GB : Ah, c’est bon !

GG : C’est un peu iconoclaste, a, d’avoir... autant d’humour dans le rap franais.

GB : C’tait un peu l’ide de base, de faire a avec humour, parce qu’on avait plein d’gens comme nous qui coutaient du rap, et qui se reconnaissaient pas spcialement dans toute l’imagerie qu’y avait autour, et tous les clichs qu’a draine malgr tout, tu vois. Donc, nous on s’est dit " on va faire a pour rigoler, parler d’’qu’on vit ", savoir faire la fiesta la plupart du temps, aller en cours pas trop (il se bidonne).

GG : Vous l’avez dit dans la presse... " le rap c’est faire ce qu’on a envie d’faire ", c’est pas forcment proche d’une certaine rap’attitude... assez guerrire dans la forme.

GB : Oui et non, passque moi j’pense que les mecs qui font du rap, plus... plus... plus traditionnel, c’est aussi c’qu’ils ont envie d’faire, tu vois, c’est l’expression d’leur truc. Nous on a pas vraiment le mme background, ou la mme vie qu’certains mecs qui font du rap, donc on parle de c’qu’on connat aussi.

GG : Justement, c’que vous connaissez... vous vous connaissez depuis les bancs du lyce ?

GB : En gros ouais en gros...

N : En gros ouais

GB : On avait quoi, 17 ans...

GG : Le lyce, c’est pas forcment l qu’se font tous les groupes de rap...

N : ...ben, c’est l’quartier...

GB : On tait pas dans l’mme lyce non plus, donc a c’est quand mme fait dans la rue ! (a l’fait marrer)

GG : On termine la revue de presse : la seule chose dans laquelle vous vous sentez l’aise, c’est la musique.

GB : C’est pas qu’c’est la seule chose o on se sente l’aise... mais la seule o arrive bien avancer.

N : Le seul truc qu’on sait faire.

GG : Pourtant vous savez faire plein d’autres trucs : regarder des films, boire des coups, jouer la ptanque...

GB : ? ! ouais, ben non. On sait faire d’autres choses, mais a c’est l’truc, disons, l’plus srieux qu’on arrive ... faire avancer, quoi...

GG : Comment a s’passe au niveau de ces textes ?

GB : ...Mais la ptanque c’est bien aussi, mais on est pas trs trs fort non plus.

GG : ...qu’est-ce que je voulais dire ?

GB : Tu parlais des textes.

GG : Voil, les textes !

GB : C’est c’qui a d’plus important !

GG : Ils sont crit par tout le monde la fois ? a s’passe comment ?

N : Chacun crit c’qu’il chante, et puis le thme, on l’trouve, plus ou moins ensembles. Aprs, chacun s’dbrouille dans son coin. Aprs, quand on a choisi la musique sur laquelle on va faire ce texte... Et puis on crit de notre ct, et on s’retrouve pour la finalisation. a met souvent beaucoup d’temps, c’est dire, qu’les ides, on les a souvent 5 ans avant que sorte le truc.

GB : En fait on a des ides par ides, par petits flashs de gnie un soir, tard, en s’disant " tiens ! on va faire une chanson sur... les VIKINGS ! " (rires) et puis, 4 ans plus tard, on a runi des p’tits mots sur des p’tites feuilles, et des p’tits bouts d’trucs, on s’dit, " tiens ! a c’est bien pour les Vikings ".

GG : En tout cas c’est un travail qui paye, parce que dans tous les cas, la musicalit du texte, a fait beaucoup de syllabes, et a rebondit vraiment en permanence.

GB : Si tu veux, on a une approche un peu diffrente des autres groupes de rap qui ont eux tendance crire beaucoup beaucoup de textes, et faire beaucoup beaucoup d’morceaux, puis d’choisir les meilleurs. Nous quand on crit un morceau on sait qu’a va tre LE morceau dfinitif sur le sujet. a veut dire qu’on va mettre tout c’qu’on peut sur le sujet qu’on s’est donn. La plupart des rapeurs ils improvisent, ils ont un ct assez jam... a se fait assez au feeling. Nous c’est quand mme assez... rflchi, quoi. C’est dire que, comme disait Nico, on a les thmes vachement l’avance, a cogite, on a une petite gestation, et puis quand a sort, c’est qu’on a trouv l’maximum de trucs qui pouvaient aller quoi, et qu’l on a d’quoi remplir nos 4 minutes.

GG : Les thmes qui reviennent sont un peu les thmes de la jeunesse des annes 80, ou un peu avant, on retrouve la tl, avec le porno, les pubs, les sries...

GB : On essaye de prendre des rfrences, en gros, qui appartiennent, on peut dire... la POP culture, si tu veux. C’est vrai qu’a va autant du cinma... au jeux tl, ou la pub comme tu dis. C’est large, et l’ide c’est de retrouver des trucs que les gens ont un peu oubli, ou un truc que quelqu’un d’autre va pas sortir parce qu’il va s’dire " non, c’est trop nul, a correspond pas l’image ". C’est vrai qu’on aime bien fouiner un peu, un peu dans l’pass pour trouver des trucs qui n’ont pas t... des petites rfrences qui ont pas t sorties.

GG : Est ce qu’il y a des gens dans la presse qui ont fait la connerie de prendre vos textes au premier degr ?

GB : On l’a pas rencontr.

N : On a pas rencontr la personne... y’a... y’a deux personnes qui ont fait des sales articles, nous a nous drange pas, parce qu’ la limite, a change (rires). D’entendre que c’que tu fais c’est pas bien, a peut pas plaire, c’est normal, y’a un ct... c’est vrai qu’c’est pas vident, j’comprends qu’on puisse dire qu’on est vulgaires, aprs euh... que le mec dise qu’on est vulgaire et qu’il prenne les textes au premier degr... pour lui, malheureusement, c’est un peu... y’s’grille un peu comme une personne qui s’rait relativ’ment bte. Et en plus de a gnralement y’a des fautes d’orthographe dans leurs textes, alors. Y’a des gens qui comprennent pas toujours le ct second degr, drision. a nous drange pas spcial’ment. Bobby Lapointe l’a dit y’a longtemps, " comprends qui peut ".

GG : Ouais.

GB : Ensuite, un truc qui nous a super vex, une fois, c’est un mec qui a dit qu’on prenait la violence.

N : Parce que " coups d’santiags " il trouvait qu’c’tait violent, il comprenait la baston.

GB : Y comprenait la baston ( coup d’stantiag), alors qu’c’est tout l’inverse, c’est justement... " mettre un coup de pied dans la fourmilire ", c’est une faon super image... savoir, en parlant d’santiag, c’qui est dcal par rapport au ct hip hop d’un groupe quoi. Tu vois, les santiags, c’est pas hip-hop !

GG : Pas vraiment non. (poilade)

GB : Nous on s’est dit qu’les gens, y comprendraient direct que c’est par drision.

GG : " Rveille le punk ", " coups d’santiag "... Vous revendiquez pas spcialement l’univers rap... vous aimez bien... driver un peu.

N : On aime bien driver, mais regarde I Am y z’avaient fait " Harley Davidson ".

GB : Ouais, mais y se moquaient.

N : Ouais, y s’moquaient, ouais.. y s’moquaient, mais bon enfin c’est un groupe qui est arriv se moquer, une poque... un peu rvolue.

GG : J’ai l un portrait chinois que vous aviez donn... pour Grard : chanteuse : Vanessa Paradis, film : Le grand blond..., License to kill des Beastie Boys ct album, sans plomb ct liquide... on se serait attendu autre chose...

GB : ? ! C’est dire ? pour le rsultat musical ? (rires)

GG : Non, pour le got gustatif.

GB : Oh, tu sais... Mais on sait bien manger et bien boire, on a apprit.

N : D’ailleurs y’a une semaine...

GB : Oh non non !

N : ...on a mang au McDo de Millau.

 ! ! ! ! ! ! ! ! ! (stupfaction gnrale)

GB : ben ouiii....

N : C’est un peu la honte, mais on l’a fait, quoi.

GG : C’tait une exprience enrichissante ?

N : On avait faim, fallait qu’on bouffe en d’heure... Et en plus on est pass devant le McDo d’Millau, on s’est dit " ben, carrment, l, on va y aller... "

GG : Vous avez pris des photos ?

GB : Non, mais on a quand mme demand au staff technique si c’tait bien celui l qu’Jos avait fait pter, y ont fait " ben oui ", on tait trop contents, et eux y riaient un peu jaune.

GG : Il aurait fallu prendre une photo, ’aurait t un moment historique !

GB : a c’est trs internet (rires), a c’est culture internet !

N : Ouais c’est pour le mettre sur le net aprs. Mais bon, tu vois, le manager avait encore oubli l’appareil (bises bises, une amie entre dans les loges).

GG : Quel dommage...

N : On dit bonjour une amie.

GB : a c’est pour le ct vivant.

GG : Toi, Nico, tu as jou du piano quand tu tais petit.

N : Ah ouais... a je l’ai dit dans une interview, ouaip. Ben j’ai jou... quand j’tais p’tit, j’ai jou 11-12 ans, j’ai fait chier mes parents pour avoir un piano. Vu qu’j’foutais rien l’cole, ils se disaient mais c’est pas possible ! on va lui donner un piano, il va rien foutre au piano. Puis l, ben, ils ont vu quand mme que... je savais faire quelque chose. Donc j’ai fait cinq ou six ans de classique et puis aprs, un peu de jazz, et puis aprs a m’a saoul, ce milieu de musicien un peu trop litiste et intellectuel. Donc quand on a fait du rap aprs, j’me suis achet des machines, et puis... voil, quoi, maintenant je fais de la musique avec une souris.

GG : Justement ce ct... musicien qui se prend au srieux... la technique... " moi j’joue plus vite que toi "...

N : Ben c’est a qui est un peu rbarbatif... aprs, y faut connatre le solfge... Moi j’adore le jazz, et je n’s’rai jamais un pianiste de jazz, et puis jouer en piano bar a m’intresse pas, j’prfres... faire.. un truc original, qui sort du lot, et pouvoir tourner avec a, c’est vident.

GG : Avant... tu jouais du piano... en serrant les dents ?

N : Non non, j’tais content. Non non j’me suis jamais fait chier jouer du piano, hors de question. D’ailleurs quand j’ai commenc m’faire chier, j’ai arrt.

GG : Le fait que vous traniez en studio avant d’tre connus... a vous a aid ?

GB : Tout a t assez chelonn, en fait... et effectiv... c’qui a t un avantage, c’est... C’est pas tellement d’traner dans les studios, enfin, de connatre, d’avoir plein d’amis musiciens... de pleins de groupes diffrents... qui s’sont toujours bien marr avec nous et qui nous ont propos d’faire plein d’trucs au dbut, c’est dire des premires parties... des p’tits plans Paris etc... a... a c’est vrai qu’a nous a servi d’connatre un peu des gens, enfin... d’tre assez ouverts pour connatre des musiciens autres que des rapeurs, qui nous proposent des trucs, quoi.

GG : Souvent, les gens, dans des concerts de rap, ou de musiques un peu fusion... entre rap et musiques electro - j’pense Asian Dub Foundation par exemple, qui sont passs plusieurs fois Montpellier, et chaque fois l’public est un peu du, parce qu’ un moment, y’a les machines qui tournent, plus personne sur scne, et les gens s’demandent un p’tit peu c’qui foutent l ; aux tats-Unis y’a beaucoup d’groupes de rap qui sont, ou ont des musiciens pour les parties non platines...

GB : Y’en a pas tant qu’a...

GG : Y’en a pas tant qu’a mais peut-tre plus aux tats-Unis qu’en France.

N : Pas tellement, non. Aux tats-Unis, ils sont pas mal prts prendre un bassiste pour rejouer la basse qui a t programme... euh... ou une guitare... enfin, rejouer les boucles.

GB : Des groupes connus d’rap avec musiciens sur scne, y’en a pas des masses...

N : Y’a The Roots, y’a Beastie...

GB : T’as The Roots, Beastie Boys, y’a Cypress qui s’y met, t’as Common Sense qui fait un truc avec un groupe, m’enfin c’est pas encore une grosse formule, quoi...

N : Black Alicious... aprs, Black Alicious pour moi a commence plus tre vraiment hip hop non plus... a commence tre acid-jazzeu un peu...

GB : Disons qu’nous on aimerait bien jouer avec des musiciens, mais a nous f’rait pas marrer d’tomber dans la fusion. Parce qu’on aimerait bien faire... par exemple, Beastie Boys, moi c’t’un groupe que j’ai toujours apprci parce que justement, eux, ils jouent avec des instruments, mais y tombent jamais dans un dlire fusion, tu vois, mtl, euh...

GG : Ou solo, jazz-rock...

GB : Tu vois c’est, euh... y font un morceau punk, y font un morceau rap, y font un morceau funk, chaque fois c’est des super morceaux, mais y’a pas tellement d’morceaux, tu vois, o t’as un gros riff et eux qui rapent dessus, c’est toujours am’n d’une faon qu’est pas... qu’est pas la faon d’la fusion, d’la fusion pure, euh... je sais pas, un truc qu’on adorerait... En fait on aimerait bien jouer avec des musiciens, en tombant ni dans la fusion ni dans l’acid jazz.

GG : ...peut-tre pour... L, c’est... c’est votre premire tourne, l...

N-GB : en gros, ouais... c’est... Cette anne on a fait... 60 dates.

GG : Peut-tre pour une tourne ultrieure, parce que c’est un peu plus lourd aussi de trimballer des musiciens...

N : De toute faon l on peut pas. Techniquement et financirement c’est impossible, et puis aprs faudra avoir des pur zikoss... tu vois, un batteur qui joue hyper droit, comme un boite rythme, et puis aprs faut des capteurs pour la batterie, parce que j’prendrais pas un son de batterie ’live’, quoi. a convient plus au hip-hop.

GG : " juste fais la ", l’premier album, est sorti y’a...

GB-N : " Juste fais la " ? presque trois ans.

GG : " Tapis rouge " est sorti cet t...

N : L’anne dernire.

GG : L’anne dernire ? ! ah, je me suis fourvoillu...

GB : Non non, mais c’est, c’est pass un peu inaperu quand mme.

GG : C’tait d quoi ?

GB : Ben... d au fait que si t’as pas d’la promo intensive intensive, tu sais... Mme nous on a pas s’plaindre, par exemple, du budget qui a t engag sur nous, tu vois. On a tout sauf s’en plaindre, mais c’est pas assez encore pour les gens, pour qu’ils comprennent que t’existes et qu’t’es l, quoi. Donc nous effectivement on fait la dmarche de...

N : Non, puis on a t confronts ... c’est dire qu’la maison de disque elle dmarche auprs des mdias, et en fait tu te rends compte que les mdias y sont super frileux. Les mdias rap on a pas pu les avoir, parce que pour eux c’est pas du rap. Et on a eu quelques mdia rock, parce qu’on a fait " Rveille le punk " (je veux rveiller le punk qui est en moi, faire pter le jonky, ce soir j’en ai marre d’tre fonky !). Et aprs, on te rduis " Rveille le punk ", et a la longue a commence tre nervant. Mais bon, on va... force de tourner on va russir rgler remettre les... pendules l’heure

GB : Tu vois, on a voulu sortir " Rveille le punk " en premier single, en gros, pour envoyer un pav dans la mare, faire un truc un bon p’tit brlot, le son qui l’fait etc donc on a sorti a. a nous a la fois ouvert plein de portes, parce qu’on ferait pas autant d’concerts si on avait pas sorti c’morceau l, tu vois Parce que les gens, ils ont pas trs envie d’programmer du rap. Et paralllement a, a a donn une image un peu fourvoye d’Svinkels, savoir, ’groupe un peu guitares’. Y’a beaucoup d’gens qui viennent aux concerts, et qui croient qu’ils vont voir un groupe quand mme, un peu ’punk’. Alors que nous, notre set, c’est quand mme hip hop. L’esprit il est l, l’esprit festif il est l, mais la musique, c’est deux platines et a envoie des rythmes hip-hop et nous on rape dessus, quoi. Aprs c’est dans les rfrences, dans deux trois p’tits clins d’oeil dans les samples, que l tu va t’rendres compte qu’c’est pas dans l’esprit habituel du rap, et qu’a peut concerner plus de monde... enfin plus de monde diffrent.

GG : Ces mdias qui vous prennent pour un groupe de rock, les autres qui disent que c’est pas du rap, les salles qui veulent pas programmer du rap... c’est peut-tre votre avantage le fait qu’ils ne sachent pas par quel bout vous prendre.

GB : C’est la fois... c’est tout le paradoxe Svinkels. C’est la fois notre avantage, c’est pour a qu’on continue faire a, c’est parce qu’on fait un truc qui est original, et qu’effectivement c’est un peu dur classer. Aprs, c’est aussi notre dsavantage, parce qu’on a du mal a tre accepts aussi. Y’a 40 ou 50 compils de rap qui sortent par trimestre, tu vois, on est jamais sur une.

GG : Hmm hmm

GB : Les gens y pensent pas nous ! (tout le monde pleure en choeur)

GG : Mais bon, sur les 40 ou 50 compils de rap, j’crois qu’y’en a pas 40 ou 50 sur lesquelles vous aimeriez tres.

GB : Non non, mais l j’caricature.

GG : Y’en a beaucoup qui sortent pour... rien.

GB : J’vais t’donner un exemple super vexant. Y’a une compil qui s’organise autour de Renaud. Que des reprises de Renaud en rap. J’veux dire... qui ? qui plus que nous une place sur cette compil ? Franchement, bon... En tout cas dans c’qu’on a fait y’a beaucoup d’rfrences l’univers de Renaud. Bon ben, on est pas d’ssus, quoi. Les mecs qui sont d’ssus c’est les habituels mecs qui sont partout.

GG : Ouais.

GB : C’est un peu vexant de temps en temps.

GG : Ben en tout cas votre musique est pas du tout vexante, et j’encourage les auditeurs se la procurer dans toutes les bonnes crmeries. J’vous ai aussi ramen un p’tit cadeau du web, savoir la vritable histoire de la famille Swinkels.

GB : Aaaah ! C’est beau a !

GG : ...avec un ’W’

GB : oui, la famille...

N : ...avec un ’W’, ah !...

GG : a a commenc en 1719...

GB : Oui ! " anno 1719 ", nous connaissons la date !

GG : En fait ils s’appelaient pas Swinkels au dbut, il s’appelaient Moores, et c’est sa fille Brigitta qui s’est marie ...

N : Moores ! ! Morik, la bire des Moores, c’est pour a que Bavaria sorti une bire qui s’appelait Morik !

GG : ...sans doute. Elle s’est marie ensuite Ambrosius Swinkels.

- (exclamations) Ambrosius ? ! Oh mais, oh lalaaa, non mais...

- Ambrosius ! ! c’est notre mentor !

- Non mais tu, tu, tu... tu va nous le laisser ?

GG : Oui oui, c’est pour vous.

- Oh la, gnial.

GG : Ils ont trois enfants...

GB : Ils ont 3 enfants (a les fait poiler grave, je sais pas pourquoi) ! !

GG : Enfin l’histoire se poursuit... la brasserie, Ian Swinkels, le petit fils d’Ambrosius qui a eu 10 enfants. Tout a c’est une histoire merveilleuse, que j’ai trouve en cherchant Swinkels avec un ’W’, je vous la laisse.

GB : C’est une attention superbe. On va l’apprendre par coeur.

GG : Prochains concerts, prochain album ?

GB : Y’en a dj un dans les bacs, c’est un espce de... en fait on voulait sortir " Bois mes paroles ", un titre qu’on a fait sur le sample de la pub Heineken. On voulait le sortir en single, a a mis tellement de temps, qu’on a fait un remix rock du truc, on a mit les deux mix du punk que tout le monde n’avait pas eu, et un p’tit indit, un p’tit live, donc a a fait un p’tit 6 titres, qui s’appelle " Bois mes paroles ", avec une plage CD Rom qui est pas longue, mais qui gnralement a du succs.

GG : En parlant de vido, dans la plupart des clips hip hop ou rap, y’a des jolies voitures, des jolies fesses et des jolies poitrines, et puis du champagne, toujours une recherche d’une certaine opulence matrielle, est-ce que vous allez cder ...

N : On a dj fait un clip, et on a pas cd a. De toutes faons les filles qui taient sur le plateau, c’taient des amies...

GB : a veut dire qu’elles sont moches. (rires)

GG : C’est sympa pour l’amie qui est l.

GB : Non mais y’a la mienne aussi... Et puis... (le tlphone de l’amie sonne)

N : Et puis si si, on serait prts faire un clip comme a, mais en s’moquant.

GB : Y’avait Redman qui avait fait un truc fabuleux, alors que lui est compltement hip-hop, il avait fait un clip o il dansait avec des danseuses, sauf qu’elles taient grosses. Rien qu’a, tu vois, a l’fait, c’est bien. Mais aprs, tu vois, les clichs des voitures, et d’russite, etc... on sait d’o a vient, quoi. C’est des mecs, tu vois, y s’font chier, en gros, dans des... ghettos. Ils aimeraient bien russir, et quand ils russissent, eh bien ils croquent pleines dents, tu vois.

N : C’est comprhensible.

GB : C’est super comprhensible. Nous on avait d’j tout ! (rires).

N : Faut voir qu’aux tats-Unis, quand tu sors un disque, t’as un potentiel de march qui est tellement norme, que tu peux trs vite te retrouver en vendre 100.000, donc pouvoir t’ach’ter une Mercedes. Donc, c’est pas...

GG : C’est pas extraordinaire et on peut pas leur jeter la pierre en tout cas...

GB : Non , j’crois pas. Mais bon, aprs, nous, c’est pas c’que nous on a envie de faire, effectivement. Parce que, justement on a plein de copains, de gens qu’on connat, qui se reconnaissent dans Svinkels parce que c’est leur univers, et pas cet univers de... Peaches and Cars (ptasse et bagnoles).

GG : Ben c’tait un moment trs agrable, et on espre vous revoir bien tt.

GB : De toute faon on repart en tourne avant l’t (2001)... On repart sillonner, et le nouveau disque sera en tout cas dans la boite avant qu’on parte.

propos recueillis par Gilles Gouget


 
Enregistrer au format PDF