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- Rentrée politique de Divergence FM
lun 27 sept 2010 - 12h30, rediff. 18h
lundi 27 septembre 2010, par
Divergentes et divergents, après une révolution pichrocholine et estivale, Provoscopie est de retour avec le loup, le renard et la belette pour une nouvelle saison politique qui ne pourra, encore une fois, qu’être d’une incomparable richesse au regard de ce qui se passe ailleurs !
Pour la Première, nous vous l’avions promis, Provoscopie participe en spectateur très attentif à la colère qui gronde dans la France sarkozienne. En juin, vous étiez deux millions à battre le pavé dans un silence assourdissant. Et jeudi dernier, vous fûtes, s’il vous plait... plus nombreux ! Un record dans le trafficotage des chiffres...
Quoiqu’il en soit, les Français se réveillent ... Tous les indicateurs le confirment : ils ne veulent plus de la Sarkozye ! Et, s’il doivent continuer à “vivre ensemble”, ce devra être sans délai sur d’autres bases.
D’ailleurs, cette question du “vivre ensemble... ou pas” sera l’objet de toutes nos émissions à venir et ce, dès la semaine prochaine.
En attendant, syndicalistes et politiques de presque tous les horizons sont aujourd’hui présents pour disséquer la colère des citoyens et lui donner un avenir radieux ...
Place maintenant au débat !
L’U-Chronique
« Vive la démocratie dans la rue ! »
Certains défaitistes proclament que les révolutions ne se déclenchent que dans l’opulence ! Ils en veulent pour preuve Mai 68, par exemple... Ceux-là oublient que les vraies ruptures ont eu lieu en temps de crise : 1789, 1848 ou 1871, mieux encore 1917 en Russie ou 1949 en Chine. Lorsque le peuple, aussi démocratique soit-il, s’enfonce dans une impasse miséreuse, il se lève ! Et, lorsque les Français se lèvent, souvent l’Histoire s’écrit avec des lettres indélébiles !
Car, les historiens le savent, les Français ont une faculté à la révolte que les autres peuples n’ont peut-être pas. Il est rare qu’une génération n’ait pas connu sa grève générale. Ce fut le cas lors du Front Populaire, puis lors de la Libération et avec les événements dits de Mai 68. Plus tard, ce fut la « bof génération » qui, en 1986, pratiqua ce rite de passage à l’âge adulte. Vint 1995 contre la réforme de la SECU et enfin, assez récemment, en 2006, les Français se révoltèrent contre le CPE villepiniste !
La question de l’opulence ou de la misère n’est donc pas de mise. C’est plutôt quelque chose de générationnel. Comme une catharsis !
Aujourd’hui, l’affaire semble différente. La réforme des retraites telle qu’elle doit être mise en oeuvre par le pouvoir énerve les Français, certes ! Mais cela semble aller bien au-delà... Les affaires, dignes des embrouilles ploutocratiques de la fin du XIXème siècle, ont révélé l’accointance qu’il y a entre le pouvoir et l’argent. Depuis le Fouquet’s et le bouclier fiscal, rien n’arrête plus le Petit Nicolas. Niches fiscales pour les restaurateurs ou autres catégories socio-professionnelles, privatisation de la justice pour lui-même ou pour ses amis comme Tapie, rupture de pacte républicain en s’en prenant à une éthnie censée être responsable de tous nos malheurs, criminalisation des citoyens pour faire du chiffre, réduction du nombre de chômeurs en les rayant des listes de Pôle Emploi... et j’en passe !
Jeudi dernier, le Peuple est descendu gravement, fièrement, dignement dans la rue. Mais le pouvoir s’en moque ! Il faut aller plus loin ! Pourtant, les salariés ne peuvent se permettre de multiplier les jours de grève qui emputent la paie en fin de mois...
Alors, « que faire ? » comme s’interrogeait Lénine... Pourquoi ne pas faire la grève du zèle ? Cela ne coûte rien et bloque le système, ce qui est le but d’une grève... Ou alors, pourquoi pas des grèves tournantes ?
Nous l’allons demander à nos syndicalistes tout à l’heure avant de faire réagir les politiques...
Mais, quoiqu’il en soit, une seule devise doit vous animer : « La révolte n’est pas un droit mais un devoir » ! Surtout par les temps qui courent...
Musique : Un chant révolutionnaire, Hardi camarades !!!
Présentation des débats...
Passons, s’il vous plait maintenant aux choses sérieuses en la compagnie de responsables des grandes organisations syndicales mais en présence aussi d’un joli parterre de politiques. Trois débats sont à venir :
1. Quelles sont les raisons raisonnables du Peuple qui le poussent à se mettre en colère ?
2. Jusqu’où l’unité syndicale est-elle concevable et crédible ?
3. Les politiques sont-ils prêts avec les syndicats à entrer réellement dans le combat avant 2012 ?
Mais avant tout, permettez-moi de vous présenter les invités qui ont bien voulu venir...
La CGT en la personne de Serge Ragazacci, syndicaliste sans peur et sans reproche, sauf en ce qui concerne parfois la CFDT !
La CFDT avec Jacques Artières qui incarne la négociation pourvu qu’elle aboutisse aux incontournables de sa fédération !
SUD/solidaire mené par Philippe Sicard, le va-t-en paix à condition qu’on ne l’énerve pas trop...
Mais sans Force Ouvrière qui visiblement n’avait rien à dire en juin et si peu aujourd’hui ...
D’autre part, non loin, dans l’anti-chambre de la radio, siègent nos fidèles politiques...
Michael Delafosse, le zouave de la mairie qui s’imaginerait bien en premier fédéral socialiste dans les mois qui viennent !
Michel Passet, le présent des communistes et l’avenir du Front de Gauche !
Mais encore les Verts feminisé par la nouvelle hégérie de Jean-Louis Roumégas.
Quant à l’UMP, ayons une pensée émue pour Arnaud Julien qui s’évertue à tenter de travailler pour gagner quelque chose et n’a pu trouver de remplaçant sauf quelque jeune en mal de notoriété à venir, ce qui nous semblait indigne du parterre politique ici présent !
Place donc maintenant au premier débat...
1er débat : Quelles sont les raisons raisonnables du Peuple qui le poussent à se mettre en colère ?
Revenons sur la question des retraites...
Au-delà de la critique du gouvernement, faut-il réformer vraiment le système des retraites et pourquoi ?
// système Madoff !!!
// question des jeunes sans emploi, des séniors… allongement de l’espérance de vie… Jean-François et ses théories !!!!
Quelles sont vos contre-propositions pour réformer les retraites ?
Au-delà des retraites, ne pensez-vous pas que les Français ne supportent plus ce pouvoir de l’argent qui prétend n’avoir pas d’argent ?
Que dire de ce régime qui se place au dessus des lois ? Non démocratique !
Que dire de la discrimination vis-à-vis des Roms ? Non républicain !
Peut-on dire avec Marianne : Sarkozy est “un voyou” ?
Que reste-t-il du contrat social, du “vivre ensemble” aujourd’hui en France ?
Peut-on attendre 2012 pour que cela cesse ?
Comptez-vous suivre le Peuple, l’accompagner, le précéder, l’encourager ou le freiner ?
Si les salariés, le Peuple, refusent de rentrer dans le rang et poursuivent la lutte : que comptez-vous faire ?
Comme en 68 ? En courant derrière…
Comme en 36 ou en 47 en précédant le mouvement et en l’organisant…
Quelles nouvelles formes de lutte envisagez-vous ?
Les salariés sont ruinés. Dans les TPE, imopossible de faire grève !
Que pensez-vous de la grève du zèle ? Des grèves tournantes ?
Imaginez-vous d’autres formes de lutte pour faire céder le pouvoir en place ?
Musique : Léo Ferré, Ni Dieu, ni maître…
2ème débat : Jusqu’où l’unité syndicale est-elle concevable et crédible ?
Quel est le rôle des syndicats aujourd’hui ? Sont-ils les courroies de transmission des partis politiques entre deux élections ?
Les syndicats doivent-ils en rester encore aujourd’hui à la charte d’Amiens de 1906 ?
A quoi doivent servir les syndicats ?
Combien de divisions ? Très faible syndicalisation en France depuis la fin des années 70.
Quels liens avec les partis politiques ? Ne faudrait-il pas politiser la lutte ?
Jusqu’où êtes-vous prêts à aller ? Et pour obtenir quoi ? Le retrait de la loi sur les retraites, la démission du gouvernement, ou celle de Sarkozy …
Comment percevez-vous l’attitude des autres centrales syndicales telle que FO ou les syndicats catégoriels (enseignants, police ...) ?
Où en est l’unité syndicale ? Qu’est-ce qui vous unit ?
Où est le point de rupture ?
FO est isolé : analyse…
Pourquoi pas une véritable union syndicale ?
Ne devez-vous pas inciter les politiques à descendre dans la rue et à s’imposer de quelque façon que ce soit face au pouvoir ?
Qu’avez-vous à dire aux partis poltiques dits de gauche ?
Sont-ils crédibles lorsqu’ils disent qu’ils aboliront les lois injustes en 2012 en cas de victoire ?
Ne faudrait-il pas politiser la lutte et fonder un véritable Front Populaire ?
Sortie des syndicalistes et entrée des politiques... Musique : Léo Ferré, Les anarchistes…
3ème débat : Les politiques sont-ils prêts avec les syndicats à entrer réellement dans le combat avant 2012 ?
Quelles sont les propositions concrètes des uns et des autres vis-à-vis des retraites ? Sachant que les politiques ont vocation à gouverner ce qui n’est pas le cas des syndicalistes...
Une réforme pour combien de temps ? Et après ? Le système par répartition est-il viable ?
Sur l’âge légal de la retraite...
- 60 ou 62 : argumentation !
Sur la durée des cotisations... - 37, 40 ou 42 ans ! Voir l’Allemagne...
Sur le montant des retraites... - Quel minimum vieillesse ? Pour qui ?
Sur le financement des retraites... - En augmentant les cotisations salariales, patronales ? Autrement ?
Et vis-à-vis de tout le reste ?
Que faire du bouclier fiscal ?
Des niches fiscales... pour qui ? Journalistes, restaurateurs, propriétaires...
De la loi sur la modernisation de l’économie (TEPA) ?
De Hadopi, la loi liberticide concernant Internet ?
Des exonérations de charges pour les entreprises ?
De la fin de la fonction publique et privatisations ?
Des réformes concernant l’Enseignement, l’armée, la justice, la police...
Ne faut-il pas renverser le pouvoir d’une façon ou d’une autre dès maintenant ?
Que peuvent faire les politiques d’opposition puisqu’ils n’ont aucun pouvoir réel constitutionnel ? Quid d’un référendum ?
Ne faut-il pas en finir avec la démocratie indirecte ? Pour redonner vraiment la parole au Peuple ? Mais le Peuple est-il crédible ?
N’est-ce pas un devoir de renverser le pouvoir lorsqu’il devient tyrannique au sens grec du terme ?
Un dernier mot de conclusion pour les syndicats...
Que retirez-vous comme enseignement de ce débat ?
P.-S.
Remerciements pour la technique en la personne de Bruno !!!
Et bravo à l’équipe de direction managée par Christian Coste, le nouveau patron de la radio ainsi qu’à Florent, notre Président...
Musique : générique de fin (Tri Yann)
Animateur(s) :
Yves le Bozec, Jean-François Guiret...
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand










