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Philippe Saurel, L'Iznogood montpelliérain. A-t-il un destin ou une destinée ?

lun 26 avril 2010 - 18h30, rediff. mar 27 - 9h30

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mardi 27 avril 2010, par Gilles Gouget (Date de rédaction antérieure : 26 avril 2010).

Provoscopie, l’émission politique de Divergence. Aux commandes, Le loup, le renard et la belette ! Et un invité : le candidat à la candidature ! L’homme qui voulait forcer le destin pour avoir, peut-être une destinée. Un adjoint, un conseiller qui rêve de devenir pasteur, au sens politique du terme : cela va sans dire ! Bonsoir, Philippe Saurel !

Nous allons discuter, pinailler, controverser sur quelques thèmes qui ne peuvent que le faire réagir :
- Par exemple, ne serait-il pas temps pour Montpellier de connaître véritablement la démocratie, une démocratie de proximité... à la mode du “printermps de la démocratie “ ?
- D’autre part, nous irons nous promener dans les couloirs de la mairie de Montpellier à la façon de ceux qui écrivaient des ouvrages intitulés : La vie quotidienne ici ou là à telle ou telle époque. Ce soir, il sera question de la vie quotidienne à la mairie de Montpellier au temps de Hélène Mandroux...
- Enfin, Philippe Saurel nous confiera s’il entend avoir un destin ou une destinée sur la cité ! Autement-dit : voit-il sa vie plutôt de façon romantique ou romanesque ?


La chronique : « Que vive le Peuple et que meurre la Nation ! »

En fait, tout avait très mal commencé un certain 17 juin 1789, lorsqu’une brochette de députés aux Etats-Généraux inventèrent la Nation alors qu’ils n’étaient que délégués par le Peuple ! Funeste méprise ! Vilaine escroquerie politique... que ce fameux « Serment du Jeu de Paume » immortalisé par le peintre des faux-culs : David !

Depuis, neuf générations ont pâti de cette inversion des rôles. D’autant qu’ils osèrent affubler leur République de la notion de démocratie. Indirecte... C’est cela, oui ! Tant et si bien que le citoyen fut gentiment prié de remettre ses pouvoirs à un élu qui gouvernerait non pas en son nom mais au nom de la Nation. Exit le Peuple, cette « vile multitude » comme la nommait Adolphe Thiers à l’heure de la Commune de Paris. Bien sûr, il ne fut jamais question de mandat impératif pour ces élus de la Nation. Ils n’ont de compte à rendre qu’à elle durant leur mandat... même si, de temps à autre, ils n’ont d’autre solution que de se représenter devant le peuple !

Ces jours-ci, alors que la gauche est devenue réellement la détentrice d’un pouvoir local en quête d’un aura globale, les malheureux élus de droite n’en finissent pas de s’interroger sur leur devenir, oublieux que le Peuple se confond bêtement avec la Nation lorsqu’il s’agit de scrutin ... nationaux ! Autrement-dit, c’est le grand bazar !

Mais, quelques esprits éclairés qui se défendent d’être des sectimaniens phosphorent de Nantes à Montpellier pour donner à la démocratie ses lettres de noblesse, si je puis m’exprimer ainsi. Il serait question d’oblitérer la Nation du sceau du Peuple ! De donner la parole au fameux « demos » grec, cette entité singulière faite de la somme des citoyens. Et de lui offrir le « kratein », autrement-dit le pouvoir réel, temporel, terrestre. Et comment cela ? En mettant en oeuvre ce qu’ils nomment la « démocratie de proximité. » Une démocratie, au coeur de laquelle le Peuple aurait le pouvoir ! Constamment, au jour le jour... Mais, avec quel outil, ma bonne dame ? Internet, s’il vous plait comme instrument de l’Agora ! Une révolte, sire ? Non, une révolution. Que ces républicains s’apprêteraient à promouvoir... Par démagogie ou par esprit démocratique ? A voir !

D’autant que, et là est le scoop, il serait question que la chose se répande sur les terroirs français comme une traînée de poudre par l’entremise des élus locaux, de gauche pour l’essentiel. Et Montpellier d’en être le promotteur !

Bien sûr, encore une fois, tout cela n’est qu’uchronie ! Mais, comme d’habitude, si tout n’est pas entièrement vrai, rien n’est vraiment tout à fait faux !!!


1er débat : A mort la Nation... vive la démocratie de proximité ?

Peuple et Nation...
- Permettez-moi de vous donner en préambule les définitions de ces deux mots que sont : le Peuple et la Nation.

  • Le peuple existe avant que naisse l’Etat et c’est ce dernier qui crée la Nation et non le contraire. D’où le 14 juillet qui commémore la fête de la fédération, de la Nation en 1790, et non la prise de la Bastille par le Peuple. En 1790, tout était déjà dit.
  • Le Peuple est, en fait, une association mutuelle d’hommes poussés par une certaine similitude de conditions extérieures de vie, une langue commune, et des carctères particuliers dus au climat et au milieu géographique, alors que la Nation est le résultat artificiel de la lutte pour le pouvoir politique. Au contraire du peuple, l’’appartenance à une Nation n’est jamais déterminée.

Voilà qui est dit ! Il est plus correct de savoir avant tout de quoi on parle...

Et vous... comment définissez-vous la Nation ?
- Le concept n’est-il pas une escroquerie intellectuelle faisant confondre les deux termes ?
- La Nation n’est-elle pas le fait exclusif de la République française ? Avant la Révolution on parlait de nation occitane ou bretonne par exemple !
- Vous considérez-vous comme un élu de la Nation ou comme un élu du Peuple ? Quelle différence faîtes-vous entre les deux ?

Et comment définissez-vous le Peuple ?
- Le comparez-vous avec le « demos » grec » ?
- Est-ce un singulier, un tout, ou un pluiriel, l’addition de tous les citoyens ?
- Qui est membre du Peuple ? Qui n’en est pas ? Quid des métèques, des immigrés ?
- Un élu du Peuple ne devrait-il pas être soumis au mandat impératif ?
- Pourquoi ne pas laisser le Peuple se gouverner par lui-même avec Internet, par exemple ?

Alors... à choisir entre les deux termes, Peuple et Nation, lequel choisissez-vous ?


2ème débat : La vie quotidienne à la mairie de Montpellier au temps de Hélène Mandroux...

- Vous traînez vos guêtres depuis 1995 à la mairie de Montpellier. A l’époque, c’était Georges Frêche, le maire. Comment se passaient les choses ?
- Frêche a laissé une ville en plein développement avec des projets urbanistiques pour plus de 20 ans... La nouvelle équipe ne peut donc faire que la gestion...
- Depuis 2004, l’agglo’ a récupéré l’essentiel des compétences. A quoi sert concrètment le conseil municipal aujourd’hui ?
- Depuis 2008, c’est Hélène Mandroux la mairesse de Montpellier. Qu’est-ce qui a changé ?
- Vous êtes adjoint à l’urbanisme. Frêche disait que c’était la clé de toute élection... Pensez-vous la même chose ? Que comptez-vous faire en la matière d’ici 2014 ?
- L’actualité de vos dossiers nous amène à parler du village des marques et d’Odysseum 2. Quelle est votre position ? Celle de Frêche ou celle de Mandroux ?
- 2010 : l’après régionale ... Quelle analyse faîtes-vous du score du PS lors de ces élections ? Mandroux est-elle encore légitime ailleurs qu’à Solférino ?
- Que pensez-vous, sans langue de bois, de la commission de conciliation nommée par Solférino ?
- Quelle est l’ambiance à la mairie ? Et avec le cabinet noir ? La ville est-elle encore gouvernable ?
- 2011 : élections cantonales... Vous vous représentez ! Pouvez-vous encore pratiquer Vézinhet ? Vous avez un programme ? Un mot sur la réforme des collectivités territoriales ? Et sur le scrutin majoritaire à un tour ?
- Parlons maintenant de vous, de votre avenir... 2012... 2014...


3ème débat : Philippe Saurel, un destin ou une destinée ?

Biographie de Philippe Saurel...
- Né en 1957 à Boutonnet.
- Père violonniste... Il fait du violon !
- Mère protestante, père catho, mère de gauche, père gaulliste.
- BAC A puis dentaire. DEUG d’hsitoire, DEA de socio + géo en aménagment de l’espace.
- 1987 : dentiste à Antigone.
- 1993 : thèse d’histoire sur les loges maçonnique de Montpellier. Membre de la GLF.
- 1994 : entre au PS.
- 1995 : conseiller municipal.
- 1998 : conseiller général réelu en 2004, chargé de l’hsitoire régionale et des archives.
- 2008 : 9ème adjoint à l’urbanisme et à l’aménagment durable.
- 12 avril 2010 : candidat à la mairie de Montpellier + députation (?)

Destin et destinée...

Lorsqu’on vous connaît un peu, on se demande rapidement si vous êtes un romantique qui s’ignore ou une espèce de héros romanesque en devenir. Et de m’interroger pour savoir si vous avez un destin ou une destinée ? Et, avant tout, permettez-moi de vous rappeler le sens de chacun de ces mots tels que définité dans nos dictionnaires...
- Le Destin, c’est l’enchaînement imprévisible, irrésistible, des causes et des événements. Commandé par une puissance supérieure. Il s’apparente à la fatalité. Il relève du Romantisme !
- La Destinée, elle, c’est la vie humaine considérée sur le plan individuel comme un ensemble de circonstances heureuses ou malheureuses et envisagée dans une issue indépendante de la volonté. Elle rime avec mission, voire vocation. Elle tient vite du Romanesque !

- Alors, vous, Philippe Saurel, dans quel camp vous mettriez-vous ? Êts-vous fataliste ou vous sentez-vous investi d’une mission ?
- Autrement-dit, quelle mouche vous a piqué ? Non pas pourquoi vous partez si tôt ; mais pourquoi vous partez tout simplement ?
- Hélène Mandroux ne briguera pas un second mandat ?
- Quel est votre moteur ? Le pouvoir ? On dit que vous fâites tout pour être investi par le PS lors des législatives de 2012... Cela finirait par tenir du cumul des mandats !
- Vous voulez quoi au juste ? Avez-vous un programme, un projet pour la ville ? Quid de l’agglo’ et de la métropole... Pour ou contre ?
- Ne craignez-vous pas Frêche ? Pourquoi ne vous a-t-il pas offert la mairie en 2004 ? Vous ne seriez pas assez maléable ?
- Vous êtes un homme de réseau et le revendiquez... Un atout ou un handicap à terme ?
- Enfin, Montpellier a-t-elle vraiment besoin d’un montpelliérain de souche ? Ces électeurs-là ne représentent guère que 20% des citoyens ! Voulez-vous refaire de Montpellier ce qu’elle était autrefois : une bourgade bourgeoise endormie ? Ou voulez-vous, dans le sillage de Frêche, métropoliser la ville pour que le Languedoc continue d’exister entre Marseille et Toulouse ?
- Pour terminer, donnez-nous trois bonnes raisons de voter pour vous en 2014 ?

Réalisation technique : Bruno BERTRAND


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