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- Le requin barjot en 160 épisodes... 1988-2006
- Parodie du douanier Fritz - Le requin barjot 147/160
mer 25 mai 2011 - 16h30
mercredi 25 mai 2011, par (Date de rédaction antérieure : 13 juin 2007).
Citation : « L’idée… même de l’esthétique est presque un concept étranger en Amérique du Nord. Il y a certains mots que l’on n’utilise pas aux États-Unis, tu peux dire FUCK autant que tu veux, les gens comprennent ça. Mais tu ne peux pas dire intellectuel, tu peux pas dire culture, et si tu dis esthétique, ça… ça les laisse confondus. Aussi ce sont des concepts qui sont étrangers à cette culture. ».
LE REQUIN BARJOT N°147 - 20’43’’
C’est au mois d’août 92 que se termine la série des six doubles CDs de You Can’t Do That On Stage Anymore (On Ne Pourra Plus Jamais Faire Ça Sur Scène), avec la sortie des deux derniers volumes. Ils sortent d’ailleurs tous les deux ensembles, 5000 copies dans un boîtier en bois peint en rose destiné à accueillir toute la série. Les fans les moins fortunés pourront acheter le volume 5 tout seul mais devront attendre deux mois avant de pouvoir acheter le volume 6 séparément. Le 5ème, dont nous écoutions quelques extraits dans le précédent Requin Barjot, est consacré aux formations de 82 pour le second CD, de 65, et principalement 69 pour le premier. À propos de ces titres de la toute première heure, si Frank Zappa précise laconiquement dans la pochette qu’ils sont là, je cite,pour l’amusement de ces collectionneurs qui croient encore que le seul bon matériel a été joué par ces premières formations, on ne peut être insensible au charme du titre qui ouvre ce volume 5 : The Downtown Talent Scout. D’abord, l’univers 60’s et les débordements de la paranoïa policière californienne marquent une période fondamentallle des textes de Frank Zappa, puis on entend sur cet enregistrement de 1965 la voix d’un Frank Zappa de 25 ans, avant la tentative de zappicide londonienne de 71 qui la lui fit choir d’une tierce, pour lui donner ce timbre grave qu’on lui connaît davantage. On peut lire dans la pochette l’amusante explication qu’il donne de la chanson : « Les paroles font référence aux gars qui avaient l’habitude d’espionner tous les déjantés d’Hollywood au début des années 60. On a jamais su s’ils étaient du FBI, de la CIA, du DEA ou quoi, mais ils faisaient des trucs vraiment stupides, comme de débouler dans des restaurants (une fois, c’était celui de Ben Frank, sur Sunset), de filmer en 8mm tous ceux qui avaient l’air bizarre, puis de repartir en courant dans une voiture qui attendait dehors. Ils se faufilaient aussi près de votre maison aux premières heures du jour, à fouiner. J’en avais trouvé une paire (en costard cravate) devant ma porte à 6h du matin, quand on habitait sur Kirkwood ».
(...)
En plus de la musique, Frank Zappa a glissé dans ce 1er CD du vol.5 quelques conversations entre ses musiciens, enregistrées dans le bus, ou bien dans les coulisses, et qui donnent le ton de l’ambiance « on the road ». On a même droit en tous derniers titres à l’interprétation d’une scène de douanes par les Mothers of Invention, caricaturant un douanier allemand du nom de Fritz, avant de se refermer (ce CD et notre Requin Barjot d’aujourd’hui) sur une version inédite de My Guitar Wants to Kill Your Mama… inédite dans la discographie officielle, mais tout de même sortie sur un pirate titré Vitamin Deficiency, déficience en vitamine (on comprends pourquoi, vu le tempo tranquillo).
| Uhh, puis-je voir vos papiers s’il vous plaît ?
Uhhh, laissez moi voir. Donnez-moi votre valise, laissez moi l’ouvrir. Je suis juste un peu nerveux vous comprenez. Ouvrez la valise. Ça n’est pas arrivé… trop souvent. Uh-huh, je vois, combien… 62 paquets de cigarettes ? Pourquoi apportez-vous tout ça en Allemagne ? Vous faites ça pourquoi ? Je… Je… Depuis combien de temps habitez-vous à Berlin ? Je n’habite pas à Berlin. Où habitez-vous ? J’habite au Texas Au Texas ? Au Texas. Oh je vois, Lyndon Johnson vit au Texas aussi, n’est-ce pas ? Oui, je sais, c’est bien vrai. Ooh, hm c’est bon alors. C’est bon ?… si je referme ma valise ? La refermer ? ! Ha, ha ha ha. Vous me laisseriez une de ces cigarettes ? Bon, qui est cette dame avec vous ? Quelle dame ? Cette dame ici, debout à côté de vous. Oh, c’est euh, c’est euu... Elle a-t-elle papiers aussi ? PAPIERS ! Faites moi voir vos papiers ! Comment se fait-il que vous hurliez autant, qu’avons nous fait ? Je ne hurle pas ! Nous essayons juste d’entrer dans le pays. C’est mon pays, c’est pas votre pays, je poussé ici, je suis debout ici des années et des années à faire ça à chaque fois. Vous mettez moi très en colère. C’est bien le Fazerland. C’est le Fazerlan, oui ! Écoutez, vous devriez contrôler tous les Mothers. Et faites la queue dès que vous avez fini Vous en avez… fini avec moi, sir ? Vous pouvez vous mettre par ici à droite. Merci ! Mon nom est Fritz, ouvrez la valise s’il vous plaît ? Juste un moment, juste un moment. Qu’est-ce que c’est, il y a 62 copies de Crottin Magazine ? Pourquoi vous amenez Crottin Magazine ici ? C’est une blague, attends, attends. Qu’est-ce que c’est que ça, là ? Attends attends. Je ne t’oublierai jamais Fritz. Hum, ok, suivant, vous pouvez fermer ça maintenant. (allright) Suivant, c’est à qui ? uh, le voilà. Qui êtes vous ? donnez moi vos papiers. Voici, mes papiers. Uhh, votre nom est Duke ? c’est quoi ce Duke, Duke DeWild. Vous avez vu beaucoup de films allemands ? vous allez au cinéma ? Je n’vais jamais au cinéma. C’est quoi ça ? ! vous amenez ça en Allemagne, ce sont des outils japonais. Pourquoi amenez vous des outils japonais en Allemagne où nous faisons les meilleurs outils du monde ? ! Vous ! Qu’est-ce que vous faîtes ? C’est 60 marks pour vous ! oh mon dieu, que se passe-t-il avec vous ? (tousse tousse) Oh mon dieu, s’il vous plaît pas ici. Allez… (# !\^@) Oh mon dieu, que faites vous ? ! Oh, qui êtes vous, what is your name, donnez moi vos papiers. Votre nom est Larry ? Larry Frnoga ? Yes. Larry Frnoga ? Larry Frnoga Oh mon dieu, que faites vous ? pourquoi vous faites ça ? Ve frappe le feuval four qu’il aille plus vite. Ce n’est pas un cheval, c’est une table. F’est quoi la différence ? Ha, ha, ha Va pas très vite, hein, pour une table. Qu’est-ce que c’est… Ohhh, zefrin, une marque CL of ah (# !\^@) spray nasal. Vous avez un rhume ? Depuis quand avez vous un rhume ? ! À peu près un an. Vous avez un rhume depuis un an ? ! (environ), vous essayez d’amener un rhume dans ce pays ?. Oh mon dieu, ne toussez pas sur moi. Que dit cette médaille ? Ca dit "prix de la survie de Berlin 1968" ?! C’est là que j’ai attrapé mon rhume. Vous étiez déjà ici à Berlin ? C’est ça. Que, que faisiez vous à Berlin ? Je donnais un concert. Vous avez donné un concert à Berlin ? C’est ça. À qui ? Au peuple allemand. Au peuple allemand ? ! Oui. Ne prenez pas le peuple allemand à la légère, je vous le dis. Qui est cet homme ici ? Est-ce Arthur, Arthur Tripp ? |
Arthur
Arthur Tripp. C’est un nom allemand n’est-ce pas ? Anglais. Tripp ? Ja. Tripp ? Ja. JA ?! Ja, ja-ja... Arrétez de pouffer, vous vous amusez trop, vous savez qu’on narrête les gens qui s’amusent trop ici. Je vous demande pardon ? Quand vous venez dans le pays de quelqu’un d’autre, vous courrez partout sur l’herbe et salissez tout sur votre passage ? Non, je reste plutôt près des bars. Vous savez, vous, z’avez tous l’air... des bars ?! Nous avons beaucoup de bars ici. Pour sûr. Heh-heh, excusez moi si je rigole. Ne riez pas. Ok, je vais faire ça. Qui est cet homme là, l’autre homme ? Il est notre leader. Il est votre leader ? Ja. Qu-quelle est sa fonction, et comment vous dirige-t-il ? Il nous dirige par… avec des signaux, différents bruits vocaux. Des bruits vocaux ? Quels sont ces bruits ? Euh, peep. Peep ? Poowah. (ensemble) Pooowahhhhhh ! ! Je vois que vous tous êtes très bien organisés, nous aimons tous l’ordre en Allemagne vous savez. Vous avez n sourire si agréable, puis je voir vos papiers ? Voyez vous… je n’ai pas précisément mes papiers avec moi, je… Vous n’avez pas de papiers ? Je les ai peut-être laissés dans mon autre sac. (il a pas d’papiers, hm ?). (il a pas d’papiers.) J’veux dire, s’il y a quelque chose que je puisse faire pour vous. N’avez vous aucune pièce d’identité ? Une pièce d’identité, voyons voir... C’est une jolie montre que vous avez là. (Was ist los ?) Avant y’avait un Mickey Mouse là, je... Je vais vous dire c’que j’vais faire. Si vous me donnez cette montre… NEIN ! C’est un très étrange accent allemand Ja ha ha ha. Êtes vous sûr ? Vous êtes de Strasbourg ou quoi ? (c’est un espion russe, je pense qu’il est russe) (moi aussi) (attrapez le) Les mains en l’air ! Oh mon dieu, que se passe-t-il ? Vous voulez un lavement ? Non, j’prendrai un cheeseburger. Pourquoi le cravate part de votre cou ? Je m’entraîne à voler. Pourquoi tout le monde dans ce groupe avoir cravate qui part du cou ? Ils sont tous zarbi ! Donnez moi votre montre. (j’fais toujours pas confiance à l’accent d’ce gars) Qui c’est ça, qui, qui ? Venez ici, par ici. Avez vous une valise ? Il faut surveiller celui là. Il faut surveiller celui là, bien, ouvrons la valise. Ok. Qu’est-ce que c’est, oh, vous aussi portez beaucoup de cigarette. Ces quoi ces textes. Aah ce sont des paroles : Ma guitare veut tuer ta maman Ma guitare veut brûler ton papa Je deviens vraiment méchant quant’y’m’fou en rogne. C’est, c’est très bon, c’est très normal, des paroles allemandes ! Vous êtes tous les bienvenus dans notre pays. HA HA HA Ne riez pas... |
(...)
| titre | album | durée |
| The Downtown Talent | YCDTOSA vol.6 | Scout 4’01’’ |
| My guitar wants to kill your mama | YCDTOSA vol.5 | 2’12’’ |
P.-S.
Diffusion précédente : mercredi 13 juin 2007 - 12h30 , rediff . dimanche 17 - 14h
liens :
Zappa in france (incontournable)
http://www.zappa.com/ (officiel)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Zappa
http://nasalretentive.free.fr/ (fameux coverband français et plus...)
St. Alphonzo’s Pancake Homepage (incontournable, les notes and comments on été très utiles à la rédaction du Requin Barjot)
http://www.djouls.com/frankzappa/ (discographie commentée en Français)
Le Castor Astral (quelques ouvrages à lire)
Animateur(s) :
Gilles Gouget
Réalisation Technique :
Gilles Gouget
Licence de l'article :
tous droits réservés










