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Tous ensemble, tous ensemble : ouais, ouais !
lun 25 mai 2009 - 18h30, rediff. mar 26 - 9h30
lundi 25 mai 2009, par
Thème général : « Tous ensemble, tous ensemble : ouais, ouais ! »
Une émission de Divergence.FM (93.9) en direct depuis les studios de la radio.
Les invités du Loup (Yves le Bozec) et du renard (Gilles Gouget) :
- Nicolas Cadène, candidat du PS aux européennes.
- Vincent Mazurek, candidat du NPA aux européennes.
- Michel Passet du Front de Gauche.
- Jean-Louis Roumégas, candidat de Europe Ecologie aux européennes.
Le thème : « Peuple, je vous hais ! »
Présentation de la soirée…
Annonce des portraits divergents… : règles du jeu !
Les portraits croisés divergents…
La Chronique du Loup !
Le débat.
Questions du loup et du renard…
La double question d’actualité.
Tous ensemble, tous ensemble : Ouais, ouais ! Un débat pour les socialistes !
Chronique du Loup :
Divergentes et divergents, amis du soir : Bonsoir !
Il est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : Celui au cours duquel la gauche unie derrière un certain François Mitterrand se complaisait dans les arcanes du pouvoir. Souvenez-vous… c’était dans les années 80. Depuis, le droit d’inventaire l’a emporté sur le reste. L’avoir a pris le pas sur l’être. Les querelles de personnes sur le débat d’idées. Bref ! Ce qui arrive en France depuis plus d’un siècle, lorsqu’une gauche imbue de son savoir-faire tente d’imposer une pensée unique sous le prétexte d’une quelconque supériorité intellectuelle. Rappelez-vous, les Radicaux en avaient déjà fait les frais au lendemain de la Grande Guerre…
Certes, lorsqu’elle s’assume plurielle, la gauche est parvenue (excusez le mot) aux portes d’un pouvoir… sans le vouloir ! D’ailleurs, nos concitoyens ont su manifester leur désenchantement un certain 21 avril 2002. Depuis, nos éléphants ont muté en gros matous ronronnant, s’affalant dans une opposition sans conviction et perdant leur temps (et le nôtre) en coup de griffes acérées envers leurs propres compagnons d’infortune. Et, à ce jeu-là, la droite de grimper aux rideaux ! De se délecter de tant d’inconséquences ! Du pain béni ! Au point de se permettre des ruptures incroyables sans que bronche nos caciques rosâtres ! Bon… Il est vrai, je m’laisse aller, comme le disait la chanson ! Reprenons-nous !
Analysons, si vous le voulez bien…
Le Parti Socialiste, celui qui s’est créé au lendemain de la débâcle présidentielle de 1969 pour cause de Mai 68 mal digéré, a fait alliance avec le grand frère ennemi, le Parti Communiste. Après l’avoir vidé, pompé, asséché, le PS l’a laissé sur le bord de la route pour le plus grand plaisir des Reagan, Thatcher et Jean-Paul II de l’époque. Et ce dernier de se morfondre, retranché dans ces bastions territoriaux ou ce qu’il en restait. Un peu plus tard, par l’entremise de la Gauche plurielle inventée au dépoté alors que Chirac dissolvait le droite, le PS en a remis une couche en intégrant les Verts, les chévènementistes et quelques radicaux survivants dans le processus. Et chacun d’y perdre son âme sous le prétexte de la rationalité politique. Au point qu’il devenait évidant que l’alliance avec les socialistes relevait de ce que le proverbe nomme : Le baiser de la mort !
Si bien qu’aujourd’hui, seuls quelques vieux gamelleurs acceptent encore ce suicide politique. Et les socialistes de se retrouver bien seuls à moins qu’ils ne se rapprochent d’un centrisme orange dont ils soupçonnent de pratiquer comme eux ! Là, ce serait le serpent qui se mordrait la queue : Il ne resterait qu’à savoir qui des oranges ou des roses croquerait l’autre !
Alors… Reste à découvrir qui représente la véritable alternative à Sarkozy et au sarkozisme ? Car, au-delà de l’homme, il faut bien reconnaître que le petit Nicolas a fondé une véritable idéologie mise au service de sa personne mais encore de ses idées !
Pourtant, il y avait comme de la noblesse d’âme, à l’origine, dans le socialisme. Pourtant, une nouvelle génération devrait bien finir par émerger de ce marigot ! Pourtant, il y a des Fronts de Gauche plus ou moins durables qui seraient en situation de reconstruire quelque chose… tous ensemble, non ? Encore faudrait-il faire peau neuve ! Démontrer que l’on change ! Que l’on a tiré les leçons du passé ! Que l’on a compris, définitivement, que le PS ne rassemblera jamais 50% des électeurs, qu’il faut bien s’allier avec d’autres… Mais lesquels ? En ce qui concerne l’Union européenne et le Parlement de Strasbourg, le PS a fait son choix en terme d’alliance. Il affirme vouloir se fondre dans le Parti Socialiste européen comme l’UMP se fond dans le Parti Populaire Européen. Mais, lorsqu’on s’intéresse un tantinet à nos députés européens, on découvre sans mal que ces deux formations, au niveau européen, se partagent le gâteau, je veux dire le pouvoir. Je n’en veux pour preuve que les tractations de bon aloi pour élire le président du parlement européen. Moitié/moitié, on fait. Chacun son tour, tous les deux ans et demi ! Comme si de rien n’était. Et de pratiquer une gouvernance européenne au point que l’expression « bonnet blanc et blanc bonnet » prend tout son sens.
Alors que reste-t-il de cette unité affichée aujourd’hui par les socialistes ? Autre chose que la conservation de ces belles parts de marché communautaires ? On peut en douter…
Néanmoins, même si la question européenne est fondamentale pour notre devenir, il n’en est pas moins vrai que les prochaines échéances seront régionales, et que ces dernières sont presque tout aussi vitale pour le fonctionnement de nos institutions. Et là, il faudra bien reparler d’union, faute de croire en l’unité !
Que de beaux débats à venir, vous en conviendrez ! Mais, peut-être que l’on peut aborder le sujet dès ce soir… A voir ! Pardon, à écouter ! Merci.











