- Accueil du site
- Z’Archives
- Les Archives - Musiques
- Le requin barjot
- Le requin barjot en 160 épisodes... 1988-2006
- La voie du succès se trouve dans la composition - Le Requin Barjot n°18/160
mer 17 nov 2010 - 16h30
mercredi 17 novembre 2010, par (Date de rédaction antérieure : 25 octobre 2006).
Citation : « Les groupes qui avaient le plus de travail étaient ceux qui se faisaient passer pour des anglais, souvent des groupes ‘surf’ qui portaient des perruques pour avoir les cheveux longs, ou qui ajoutaient le mot Beatles quelque part dans leur nom. »
LE REQUIN BARJOT N°18 - 20’01’’
Dans ce Los Angeles limite obscurantiste du milieu des années soixante, Frank Zappa cherche un nouveau groupe, quand il ne vend pas ses disques au Wallich’s Music City, ou qu’il n’est pas en train de faire l’ethnologue dans la secte du coin.
Aux premiers jours, quand Paul Buff était encore propriétaire du studio, Frank Zappa avait joué avec Ray Collins, un chanteur dont nous avons déjà entendu l’organe, qui avait chanté avec un bon paquet de groupe depuis la fin des années 50, et qui avait enregistré avec Little Julian Herrera et les Tigres… si quelqu’un connaît ce groupe, je lui paye un sandwich au caribou !
Ray Collins, en 1964, subvient à son existence comme charpentier, et chante les week-ends au Broadside, un bar de Pomona (une ville à l’Est de LA), dans un groupe appelé The Soul Giants.
Ray Collins téléphone un jour à Frank Zappa, pour lui dire qu’il s’est battu avec son guitariste, Ray Hunt, qui s’obstinait à jouer les mauvais accords quand il chantait, et qu’il en cherche un nouveau. Les Soul Giants sont un groupe de bar assez décent, et Frank Zappa apprécie particulièrement le batteur, Jimmy Carl Black, un indien Cherokee doté d’un intérêt presque surnaturel pour la bière.
C’est lui qu’on entend sur le 4ème album, dans Qui a besoin des Peace Corps ?, sorte de soldats-civils de la paix que le gouvernement américain envoyait dans les pays en voie de développement (d’Amérique du sud), pour apporter un soutien technique pour l’agriculture, l’éducation et la santé publique, néanmoins à cheval entre scoutisme, colonialisme, intox, et espionnage…
(...)
Frank Zappa, qui caresse depuis un moment l’idée de faire un groupe qui allie morceaux expérimentaux et musique populaire, va réussir à convaincre le groupe de ce que la voie vers la richesse et du succès se trouve dans la composition.
Le fait demeurant que les bars ne veulent pas des groupes qui jouent leurs compositions, les dates se font de plus en plus difficiles à trouver, et Davy Coronado va quitter le groupe, bien qu’il aie un emploi fixe dans un bowling.
Le nom du groupe va être changé en Captain Glasspack and it’s magic muflers (Capitaine Paquet-de-verre et ses cache-nez magiques, mais muffler signifie aussi étouffoir, dans un piano).
(...)
| titre | album | durée |
| Who needs the peace corps | We’re Only In It For The Money | 2’45’’ |
| Help I’m a rock | Freak Out ! | 8’37’’ |
P.-S.
Diffusion précédente : mer 25 oct. 2006 - 13h30, rediff. samedi 28 nov 17h
liens :
http://www.zappa.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Zappa
http://nasalretentive.free.fr/ (incontournable)
St. Alphonzo’s Pancake Homepage (incontournable)
http://www.djouls.com/frankzappa/ (discographie commentée en Français)
Le Castor Astral (quelques ouvrages à lire)
Animateur(s) :
Gilles Gouget
Réalisation Technique :
Gilles Gouget
Licence de l'article :
tous droits réservés











