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- La Gauche face aux élections cantonales
lun 21 mars 2011 - 12h30 et 18h30 - rediffusion dimanche 27 à 18h30
lundi 21 mars 2011, par (Date de rédaction antérieure : 21 mars 2011).
Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! Apprêtez-vous à vivre 90 minutes de palabres et de débat. Il est question aujourd’hui de post impérialisme, autrement-dit de socialisme... à la française. C’est tout dire !
Les invités du loup et du renard :
Laurent Pradeille
Nicolas Cadène
Philippe Saurel
Depuis 1905 et malgré des Jaurès, Blum et Mitterrand le mouvement socialiste affectionne la querelle, les courants et les dissidences en tout genre. Coincés, parce qu’ils l’ont voulu, entre révolution et réaction, ils tendent à devenir de plus en plus souvent conservateurs au point que le Peuple dit de gauche ne s’y retrouve pratiquement plus...
Prisonniers au sein des PDG, les partis de gouvernement, ils peinent à se différencier clairement de leur clône à droite, l’UMP, au point que leurs adversaires tendent à les désigner sous l’appelation : UMPS ! C’est tout dire !
Déstabilisés depuis quelques semaines au vu de la montée des extrêmes qui incarnent aujourd’hui “le vote de désepérance”, les socialistes ne savent plus à quel saint, à quelle sainte se vouer : Dominique, François, Martine ou Ségolène. Surtout, leurs anciens amis les boudent au point de les envoyer dans les cordes quitte à provoquer un nouveau 21 avril : c’est tout dire !
Alors, alors, alors... où en sont-ils aujourd’hui ? Nulle part ailleurs !!! A moins que ?...
Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Sont-ils encore primaires ? Ont-ils vraiment un désir d’avenir ?
A voir et surtout à entendre sur Divergence, 93.9 !
Portrait des invités…
Laurent Pradeille :
“Il est le navarrito régional des bords du Lez. Pourtant, il est encore socialiste... Du moins le pense-t-il ! Frêchien comme les ex du cabinet, Strauss-Kahnien comme ses vilains camarades de la tutelle, il ne lui manque qu’une chose : être dans la ligne. Oui, mais laquelle ? Là est peut-être son problème ! Tout porte à croire qu’il a choisi le mauvais cheval en la personne de Robert Navarro ! Mais comment renier celui qui vous nourrit ? Toujours est-il qu’il n’est encore qu’un apparatchik car la tutelle lui a refusé de briguer le fauteuil de conseiller général qu’occupait Tonton à Mauguio. Il est différent, est-il divergent ? A suivre sur le 93.9. Et, en attendant, nous le saluons : bonjour à Laurent Pradeille, le grand incompris !”
Nicolas Cadène :
“On l’appelait TSF : Tout Sauf Frêche ! Il avait perdu l’an passé, si ce n’est ses illusions du moins ses élections : les régionales, bien sûr ! Depuis, ce friguant gardois qui gravite dans la mouvance de Jean-Louis Bianco milite comme personne. On le sent tout plein de... désirs d’avenir. A moins qu’il ait revu sa copie depuis ! En vrai trentenaire, il aspire à gouverner. A ne pas faire comme ses aînés, les cinquantenaires, poireauter de longues années en attendant son tour. En cela, il est un homme pressé. On le connaît bien à Divergence, il est de nos belettes préférées. Bien le bonjour à Nicolas Cadène, le dernier des royalistes !”
Philippe Saurel :
“Ailleurs, il serait déjà maire depuis des lunes. Ici, à Montpellier, il n’est qu’adjoint à l’urbanisme. Quoique ! Il est aussi, encore et toujours conseiller général d’Antigone, son fief ! Demain ? Il pourrait briguer... le fauteuil du Grand, voire un siège de député... Si toute fois, la tutelle qu’il exècre daigne l’investir. Socialiste, il l’est. Aristo ? Un peu si tant est qu’être premier consul des barons de Caravettes soit un titre de noblesse. Toujours est-il qu’il croque la vie à pleine dents, le dentiste des VIP du Clapas. C’est peut-être pour cela qu’il sait à quel point ses camarades ont les dents longues ! Quoiqu’il en soit, il est ici chez lui, dans l’antre des belettes. Et on le salue ! Bien le bonjour à Philippe Saurel, le premier des seconds !”
Réaction des invités par rapport à “Cantonat, cantonales”...
La Chronique : « Voyage au Centre de l’Europe au temps de l’entre-deux-guerres... »
Selon les vents, il arrive que des odeurs nauséabondes agacent nos neurones citoyens. Et tout porte à croire que c’est bien le cas par les temps qui courent... LA crise, la vraie, celle qui couvait depuis déjà des lustres, s’est infiltrée dans nos foyers au point de contaminer la major pars des Français. Et, pour une fois, ils ne sont pas les seuls. En Grèce, en Irlande, ici et là, les uns comme les autres tendent à se révolter. Une révolte du désespoir ! Comme un relent des effets de la dernière grande crise économique mondiale, celle de 1929. Et l’Histoire de servir encore à quelque chose !
Souvenons-nous, souvenez-vous !
Au coeur de l’Europe centrale, la Mittel Europa comme la nommait nos amis les Germains, la République de Weimar était aux prises avec les remous de crises successives depuis les lendemains de la Der des Ders, autrement-dit de la Première Guerre mondiale. Les Socialistes du SPD qui avaient massacré les Spartakistes (communistes) en 1919 étaient plus ou moins régulièrement au pouvoir et parvenaient à maintenir l’Allemagne au-dessus de la ligne de flottaison avec la plus grande difficulté. Au point d’être incapables, comme leurs homologues du centre droit, de contenir la montée des extrêmes incarnés, à l’époque, par la gauche radicale incarnée par les communistes et les nationaux-socialistes.
Tant et si bien qu’en l’espace d’une dizaine d’années, malgré qu’ils avaient vainement tenté une grande union nationale, Hitler et ses amis devenaient incontournables au coeur de l’Etat allemand. Ainsi vécue la République de Weimar avec la bénédiction d’un vieux maréchal, Hindenbourg.
Certes, l’histoire ne repasse jamais les plats. Mais le balancier nous enseigne que les aspirations populaires à l’Ordre, sourtout s’il se prétend nouveau, reviennent régulièrement, tous les 70 ans environ : en 1804 avec l’avènement de Napoléon 1er, en 1871 avec Thiers et ses Versaillais, en 1940 avec le maréchal Pétain... et peut-être aujourd’hui an 2011 avec celle qu’ils prénomment gentiement : Marine !
Ces retours à l’Ordre furent systématiquement liés à des humeurs populaires après une période de grand désordre : la Terreur révolutionnaire, la défaite contre la Prusse, la débâcle qui suivit la drôle de guerre. Aujourd’hui, le grand désordre émane de la crise mondiale telle que les Grands nous la font vivre. Les classes moyennes sont maintenant touchées directement. Rien ne va plus... D’un vote contestataire qui ne voulait que faire peur, les Français s’apprêtent à réaliser un vote de désepérance. Une autre Histoire. Qui conduit, l’Histoire en fait foi, à un Ordre Nouveau nationaliste le plus souvent belliqueux et destructeur.
A chaque fois, la gauche réformiste comme la droite bien pensante se sont faites piéger. En sera-t-il encore une fois question ? La balle est maintenant dans le camp des républicains, de ceux que Le Pen appellent l’UMPS. Faudra-t-il les faire se rencontrer ? Faudra-t-il les contraindre à débattre ?
A voir et surtout à entendre, sur Divergence : débat !
Musique : Bizet, Carmen, (Si tu ne m’aimes pas, je t’aime)…
La mise en bouche avec Laurent Pradeille, le navaritto régional...
Permettons-nous un retour sur le premier tour de ces élections cantonales qui ont démobilisé les électeurs...
Une telle désaffection qui se traduit par l’abstention : quelle analyse ?
Que dire de la montée considérable du vote populiste ? Quelle analyse ?
Du vote protestataire au vote de désespoir...
Les médias font tout pour “chabaniser” Le Pen : qu’en dîtes-vous ?
Un mot sur la réforme territoriale : un élément de démobilisation ?
Quid de l’avenir des départements et de l’avenir du président Vézinhet ?
Un mot sur la région et Bourquin ? Quel est le rôle de Navarro, de Cougnenc... Quelle succession pour Bourquin ?
Qu’en est-il maintenant des fédérations du Parti Socialiste en Languedoc-Roussillon ?
Quel avenir pour la fédération de l’Hérault ? Débat sur le nombre d’adhérents... sur la section “hors sol” !
Quid de la tutelle ? Cela ne fait pas très sérieux pour les électeurs ?
Trouvez-vous encore l’idée des primaires une bonne idée ?
Quel candidat et quand pour les socialistes ?
Ne craignez-vous pas la dispersion des candidatures à gauche ?
Quelles négociations possibles avec les Verts ? Notamment au niveau du nucléaire ...
Un candidat se détache nettement : DSK. Pourquoi vouloir encore faire des primaires ?
Quel avenir pour les autres prétendants : Aubry, Hollande mais aussi Royal ?
Quand le PS aura-t-il enfin un programme ? Quelle différence y aura-t-il vraiment avec celui de l’UMP ? Notamment en matière de budget, de dette, de retraites, de réforme territoriale, de mode de scrutin, de nucléaire, de politique étrangère (Maghreb, UPM, Chine, G8, G20... ).
Musique… Renaud : "Socialiste".
Le menu avec Nicolas Cadène, le dernier des royalistes...
Que dire de cette montée du vote de désespoir ? Quelle stratégie pour faire revenir ces Français dans le giron de la République ?
Revenons sur le vote de désespoir... et sur la chronique qui compare notre situation à celle de l’Allemagne des années 20.
Quelle stratégie pour faire revenir ces électeurs dans le giron de la République ?
Parmi les hypothèses crédibles : pourquoi pas, à terme, un rapprochement avec l’UMP ? Quelles sont, encore une fois, vos différences réelles ?
En 2007, on a bien assisté à un rapprochement entre Ségolène Royal et François Bayrou... Alors pourquoi pas entre DSK et quelques caciques de l’UMP dont Coppé ?
Qu’avez-vous à dire à vos partenaires traditionnels : communistes et anciens socialistes (PdG), chevènementistes, Verts, radicaux, NPA... voire MoDem ?
Les socialistes ne peuvent espérer obtenir une majorité en 2012 : des alliances sont donc inévitables.
Allez-vous faire des alliances par défaut en prétextant un front républicain contre Le Pen ? Ou allez-vous “prévenir” plutôt que “guérir” ?
Si alliance il doit y avoir : plutôt sur la droite ou plutôt sur la gauche ?
Quels rapports avec Bayrou et le MoDem ? En quoi seraient-ils incompatibles ?
Quelles discussions possibles avec les Verts sachant que vous n’êtes pratiquement d’accord sur rien ? Ne craignez-vous pas que la catastrophe japonaise ne favorise les Verts en 2012 ?
Qu’allez-vous dire à ceux qui ont une réelle faculté de nuisance pour le PS : à savoir les chevènementistes et les radicaux ?
Le Front de Gauche est-il fréquentable ? En quoi ? Est-il là seulement pour prendre des voix à Le Pen ? Le PC n’est-il pas plus gérable ?
Quant au NPA...
Ne craignez-vous pas un 21 avril ?
Tous les sondages qui ne reflètent que des tendances, certes, indiquent que Le Pen sera au second tour ainsi que DSK. La tendance pourrait s’inverser vis-à-vis de DSK au profit de Sarkozy... s’il se présente.
N’avez-vous pas envisager une autre candidature pour la droite ?
En cas de victoire à la Pyrrhus pour DSK : seriez-vous prêt à faire un vrai gouvernement d’union nationale ? (ce que Chirac a raté en 2002).
Musique… Serge Gainsbourg et Françoise Hardy : "Comment te dire adieu"
Les régimes avec Philippe Saurel, le premier des seconds…
Quel avenir a le mouvement socialiste aujourd’hui en France ?
Ne pensez-vous pas que Rocard avait raison en 1993 lorsqu’il avait proposé un “big bang” à la gauche visant à créer un vrai parti social-démocrate en France à l’image du parti démocrate aux Etats-Unis ?
Qu’est-ce qu’être socialiste aujourd’hui ? De qui vous sentez-vous les plus proches parmi les autres partis ? En quoi ?
Quand vous déciderez-vous à discuter avec la droite républicaine ?
Depuis 1984 et le gouvernement Fabius qui a connu les premières dérives libérales et européistes, les politiques menées par les différents gouvernements de gauche comme de droite sont apparues glogalement similaires. Les trois cohabitations ont même exagéré le fait.
Pourtant, depuis le quinquennat en 2002, les choses semblent apparemment plus tranchées !
Qu’est-ce qui vous différencie réellement des politiques menées par la droite depuis 10 ans ?
Sur quoi réviendriez-vous si vous reveniez au pouvoir ?
Les socialistes ont-ils vraiment envie de gagner ces élections nationales ?
Alors que la droite umpiste et sarkozienne sinquiète vraiment de la montée du Front National et des risques que cela comporte en terme de second tour aux présidentielles, la gauche socialiste semble passer totalement outre.
Sarkozy discute avec Villepin, drague Borloo, rassure le Nouvau Centre, s’ouvre vers Bayrou.
Les socialistes dédaignent Mélenchon, les Verts et les autres... N’est-ce pas bien risqué ?
Pour conclure, les dirigeants socialistes ont-ils vraiment l’intention de remporter ces élections de 2012, présidentielles et législatives ?
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P.-S.
Remeciements à la technique en la personne de Bruno et à toute l’équipe de Divergence.
Semaine prochaine, il sera temps de prendre date en compagnie des magnats de la presse régionale :
Jean-Louis Bousquet pour La Marseillaise et l’Hérault du Jour, Philippe Palat pour Midi Libre et Pierre Serres pour la Gazette de Montpellier et d’ailleurs ! On glosera, bien sûr, au sujet des cantonales qui auront eu lieu la veille.
Mais encore des échéances à venir.
Mais aussi du rôle des médias dans la vie politique française et de la situation de la PQR aujourd’hui...
Mais, en attendant... BONJOUR CHEZ VOUS ! Et n’oubliez jamais que la révolte n’est pas un droit mais un devoir !!!
Animateur(s) :
Yves Le Bozec, Jean-François Guiret
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand










