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- Géraldine Kosiak, archiviste contemplative.
vendredi 13 Mai à 20h30 (première partie), mardi 17 Mai à 10h30 (seconde partie)
samedi 14 mai 2005, par
Sur la Carte Blanche du mois de mois de Mai glisse la pointe d’un Rotring 0,25 mm. Celui de Géraldine Kosiak, artiste lyonnaise dont le dernier ouvrage, intitulé "Catalogue 0,25", vient de paraître aux éditions du Seuil. Rencontre en deux temps et quelques mouvements.
Graldine Kosiak vit et travaille Lyon, sur les hauteurs de la Croix-Rousse. C’est Lyon galement qu’elle a effectu ses tudes aux Beaux Arts. Elle a publi quatre ouvrages aux ditions de Seuil : J’ai peur (1995), Mon grand-pre (1998), Jours de pche (2002) et Catalogue 0,25 (2005). Des livres illustrs, affranchis de toute contrainte narrative, dans lesquels elle nous livre son regard singulier sur le monde, ses rflexions et ses questionnements sur son rapport au quotidien, au temps, aux traces, la mmoire, ainsi qu’ sa propre pratique artistique.
C’est de tout cela qu’elle a accept de nous parler, dans son atelier accroch aux pentes de la Croix-Rousse. Un atelier vaste, lumineux, divis en deux par une tagre de livres. Quelques cadres et dessins reposent contre les murs, et au fond de la pice, une trappe laisse chapper des accords de guitare. L’invisible guitariste se nomme Fabio Viscogliosi, et dans la prface de Catalogue 0,25, il crit ceci :
"Depuis longtemps, une chose est sre, ce livre s’appellera Catalogue. Et puis une vidence : 0,25 puisque Graldine utilise toujours un Rotring, un stylo pointe tubulaire de ce diamtre. Voil qui pourrait sembler trivial, voire secondaire. Et pourtant, ces petits dtails la construisent. Elle les guette chez les autres. Les outils la fascinent, avec eux les manies deviennent des intuitions. Les comptes se rglent dans les banques, ou les tribunaux. Elle cite souvent la phrase de Claude Jade Jean-Pierre Laud, dans L’Amour en fuite : "Tu vois, Antoine, une oeuvre d’art ne peut pas tre un rglement de compte, sinon a n’est plus une oeuvre d’art." Ici, il ne sera question que d’admiration. Graldine aime toutes ces choses, ces gens, ces moments, sans distinction. Alors pourquoi ne pas les dessiner, tous, sans hirarchie, en planches, patiemment ordonnes, annotes ? Un travail de fourmi, l’ombre du sablier.
Un catalogue, donc.









