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- « Fais-moi peur, ma douce France ! »
lun 21 fév. 2011 - 12h30, 18h30 ; rediff. dim 27 - 20h, lun 14 - 12h30
lundi 14 mars 2011, par (Date de rédaction antérieure : 21 février 2011).
Provoscopie, l’émission politique diffamante de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! Apprêtez-vous à vivre 90 minutes de palabres et de débat. Il est question aujourd’hui des marges du paysage politique français : empêcheurs de tourner en rond, poseurs de bonnes questions mais rapporteurs de mauvaises réponses, protestaires vus souvent comme des populistes, personnages infréquentables mais courtisés, voire méchants réactionnaires nostalgiques d’un Etat français que beaucoup préferaient oublier !
Jusqu’où resteront-ils infréquentables ? Ici comme ailleurs…
Aujourd’hui, promenons-nous dans le bois et cherchons la bête du côté des rives droitières de l’échiquier politique. Plus tard, nous chasserons les sinistrés de la gauche, médiatisés comme leurs ennemis, peut-être plus adroits ces temps-ci !
Sachant que, les uns comme les autres, ils plombent les PDG, partis de gouvernement comme les surnomme Olivier Duhamel.
Mais sur Divergence, on aime à diverger ! Point de débat stérile entre ces populismes-là ! Plutôt une controverse au sein de chaque camp. Aujourd’hui entre la fille du chef national, France Jamet ; un avocat de la droite qui se dit républicaine, David Mendel ; et un gardien de la mémoire laïque, François Delacroix.
Portrait des invités… 12h36/12h43
France Jamet, la fille à son papa :
“Née alors que se fomentait le putsch en Algérie, elle tombe dès l’adolescence dans la marmite nationale ! Avec l’autorisation de Papa, elle adhère aux thèses frontistes ; mais reçoit une formation professionnelle qui lui permet de se mettre au service de la CDCA, ce syndicat poujadiste fait de petits commerçants et artisans en mal de modernité. Il se peut que tonton Dominique la sermonne de temps à autre et tente de la faire rentrer dans le giron politique traditionnel. Mais elle fréquente très, trop régulièrement l’homme de la Trinité-sur-Mer et se lie d’amitié avec sa fille, Marine. Aujourd’hui, Papa lui a laissé les rennes et elle fait front comme sa copine. Elle se prénomme France et croit en son destin. Nous la reçevons aujourd’hui : Bonjour à France Jamet, la fille à son Papa !”
David Mendel, le gardien de droite du droit :
“Gavatche, descendu des contreforts cévenols, il est devenu avocat après avoir usé ses culottes sur les bancs de l’université de droit de Montpellier. En quête de reconaissance, il est de ces trentenaires qui s’impatientent. Il est de droite, se pense républicain plus que démocrate, et traîne ses guêtres du côté des amis de Sarkozy tout en commençant à se faire les griffes au travers d’élections cantonales. En attendant, il défend bec et ongles nos confrères de l’Agglo’rieuse. En cela il est divergent ! Voilà pourquoi nous sommes heureux de l’accueillir dans l’antre des belettes. Bienvenue donc à David Mendel, le gardien de droite du droit !”
François Delacroix, le gardien de la laïcité :
“Il a l’oeil vif… et détient encore une vraie capacité de nuisance. Il ne désire plus rien pour lui et ne s’attache qu’à ce qui pourrait avoir un intérêt général. Tout autant républicain que démocrate, il se revendique encore mendésiste. Il n’aime pas tant les gens que le peuple et entend continuer à contribuer au gouvernement des affaires publiques. Devenu depuis peu gardien de la mémoire frêchienne, il ne peut déroger aux grands principes fondateurs de la République. Adepte du Grand Architecte, il rêve d’un monde meilleur qui ne ressemblerait pas au meilleur des mondes. Devenu divergent par la force des choses, il est maintenant une de nos belettes favorites. Bienvenue une fois encore à François Delacroix, le gardien de la laïcité pour aujourd’hui.”
Mais, avant toute chose, la nouvelle rubrique de Provoscopie ... Cantonat, cantonales enregistrée par Simon Morin !
La Chronique : « Fais-moi peur, ma douce France ! »
Depuis les lendemains de la « Der des Ders », autrement appelée la Première Guerre mondiale, et la victoire des Bolcheviques en Russie, la démocratie française est mise à mal par les partisans d’une révolution opposée à la gouvernance de ces républicains qui se disent démocrates. D’un côté des internationalistes prolétariens qui voient rouge ; de l’autre, des nationalistes populistes qui se liguent pour mieux briser celle qu’ils appellent « la Gueuse » ! De part et d’autre de l’échiquier politique, ici comme ailleurs, ils mettent à mal le système démocratique occidental inventé par les Anglo-saxons et décliné par les Français. Mais la guerre est encore passée par là… et la victoire obtenue contre la nazisme et le facisme a marginalisé durant une bonne génération ces patriotes devenus des nationalistes exacerbés par la décolonisation et le manque de main d’oeuvre en France lors de la reconstruction.
Ceux que l’on disait « réactionnaires » se terraient sous couvert d’un gaullisme de la vingt-cinquième heure tandis que les Staliniens reconvertis en résistants passaient pour les défenseurs d’une classe ouvrière qui connaissait son âge d’or durant les Trente Glorieuses.
Mais la crise est passée par là ! Les laisser-pour-comptes aussi… Bientôt un véritable « quart-monde » issu de la fracture sociale s’est développé en France au cours des années 80, faisant le lit d’un néo-populisme dont Jean-Marie le Pen et ses partisans du Front National ont su tirer profit. D’autant que le Parti Communiste Français avait fait l’erreur de se fourvoyer dans l’union de la gauche managée habilement par François Mitterrand. Au point que le Front National finit par conduire son guide au second tour de la présidentielle en 2002, provoquant un véritable séisme politique, ici come ailleurs.
Tel un Jaurès ou un Mitterrand, le Pen était parvenu (parvenu ?) à fédérer cette extrême droite si diverse et contradictoire. Composée aussi bien de nostalgiques de la monarchie ou du maréchal, de traditionnalistes catholiques mais encore de néo-fascistes ou de néo-nazis, mais aussi de protestaires anti « bande des quatre » et anti-parlementaires, Jean-Marie le Pen sut y adjoindre les rejetés de la modernité regroupés derrière un poujadisme populiste. Au point d’atteindre les 20% d’exprimés lors des consultations électorales. D’autant qu’une large partie de ces électeurs provenaient à l’origine de la mouvance communiste.
Puis le chef s’est fait vieux… Il lui a fallu passer la main ! A la meilleure d’entr’eux : Marine, sa fille. Pourtant, tout peut basculer dans un sens ou dans l’autre… Le vote FN est, avant tout, un vote protestaire plus qu’un vote d’adhésion. Un vote qui veut et doit faire peur ! Or, Marine le Pen semble présentable, voire fréquentable ! Fréquentable ? Jusqu’où ? Jusqu’à tendre la main à l’UMP, ce que refusa toujours le père ?
A voir et surtout à entendre, sur Divergence : débat !
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Animateur(s) :
Yves Le Bozec, Jean-François Guiret
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand









