- Accueil du site
- Société
- Les chros d’Olivier Nottale
- En campagne ? Mais non, mais non...
lun 5 déc 2011 - 12h12
lundi 5 décembre 2011, par ,
Le billet hebdomadare d’Olivier Nottale... en campagne ? Mais non, mais non...
Peut-on s’interroger sur la différence entre le rôle habituel d’un président de la république et celui plus obscur d’un futur candidat à la prochaine échéance présidentielle ? Ce n’est certes pas nouveau, et chaque fois qu’un ex veut aussi être le futur, la problématique du candidat et du président se pose...
Giscard en 1981, Mitterrand en 1988, Chirac en 2002 et donc Nicolas Sarkozy en 2012.
À chaque fois on a pu reprocher au président sortant d’utiliser les moyens de l’État pour faire sa future campagne... Cependant avec Nicolas nous sommes, comme souvent avec lui, passés dans une autre dimension...
Décomplexée, la droite des beaux quartiers l’est aussi quand il faut faire sa propagande au frais de la princesse républicaine.
Depuis quelques temps l’accélération du processus devient exponentielle, mais comme le disait Chirac, plus c’est énorme et mieux cela passe !
Nicolas Sarkozy revêt impunément le costume de super candidat (non déclaré) planqué dans celui de président de tous les français.
Chaque semaine il part en campagne en province avec la logistique du chef de l’État et se sert outrageusement de tous les leviers de la République pour faire campagne pour sa future réélection.
Des exemples parmi tant d’autres : en Creuse, dès le 11 octobre, il ne fait même pas semblant, il se montre dans la peau du candidat. Même pendant ses apparitions sur la scène internationale il n’oublie pas de faire une place importante au candidat : « remember » le grotesque épisode de franche propagande avec Barak Obama pendant le G20 à Cannes ?
Depuis, nous eûmes droit à bien d’autres épisodes où il était évident que les déplacements du président étaient les déplacements du candidat de l’U.M.P.
À Bordeaux ce fut « la fraude sociale », mise en avant pour la reconquête des classes populaires, qui servit de levier à une visite bien plus d’un candidat que d’un président. Quant au Tricastin sur le site d’E.D.F. on frôla le délire avec les attaques en règle contre le "retour à la bougie" soit-disant prôné par ses adversaires verts et roses...
Mais nous n’avions rien vu ; restait la rade de Toulon... Le candidat à l’élection présidentielle future mais toujours non déclaré ! (et donc pas encore considéré comme tel par la commission nationale des comptes de campagne et des financements des partis politiques) ne se gênât pas du tout pour mobiliser, outre les services de l’État, tous les militants U.M.P. dans un rayon de 150 kms afin de remplir le Zénith de la ville.
Sarkozy, c’est Pinocchio déguisé en Tartuffe, il s’imagine en faisant le candide que ses mensonges ne se voient pas sur sa figure ?
Qu’on se le dise : le président, qui d’ailleurs ne l’a jamais été, n’est plus du tout le président de tous les français. C’est un chef de clan. Et encore, son clan se fissure même si tout est fait pour essayer de nous faire croire le contraire.
Nous assistons, et ce jusqu’au plus longtemps possible, à une supercherie qui, hélas, fonctionne relativement bien : le président ne se déclare pas candidat ce qui lui permet de mettre à son service tous les moyens en sa possession sans avoir de comptes à rendre !
Heureusement j’espère que les français ne sont pas dupes...
Animateur(s) :
Olivier Nottale
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand









