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- Dieu et ses séides
mer 27 mai 2009 - 20h, rediff. dim 7 juin - 10h
mercredi 27 mai 2009, par
Accointance à Distance, le seul magasine de l’inactualité culturelle, se veut irrévérencieux, iconoclaste, insolent, destructeur d’icônes et images saintes. Dans notre collimateur aujourd’hui, Dieu, tel qu’en lui-même, et ses séides en uniformes de bure, d’or ou en cols mao...
Point de respect ici pour le spirituel et ses doctrines qui se prétendent seuls détenteurs d’une « vie intérieure ». Nous le verrons, le spiritualisme s’avère souvent plus « terre-à-terre » que bien des matérialismes. Foulés aux pieds itou les dieux d’un jour dictatoriaux de régimes, fussent-ils édifiés au nom du prolétariat, basés sur le culte de la personnalité : exit Lénine, Staline, Mao et leurs contrefaçons.
Exit également ceux qui entendent à eux-seuls, détenir « la Pravda », la vérité : il convient de se méfier des messies, fussent-ils blancs, bleus, rouges, verts ou noirs ! « La foi, disait André Gide, soulève des montagnes ; des montagnes d’absurdités ! »
Irrévérencieuse, sans autre souci de décence que le bien écrit, le bien dit, le bien lu, Accointance à Distance vous invite au voyage dans l’irrespect, l’outrage et le sacrilège...
Belle loi de 1905 instaurant la séparation des Eglises et de l’Etat, préférant choisir ce qui rassemble les citoyens que ce qui les sépare : cela se nomme la laïcité. Qui veut y revenir, y ajouter un adjectif limitatif ou délimiteur, fut-il élu à talonnettes et rolex, est un ennemi de la paix citoyenne et républicaine.
La prière a ceci de commun avec la sodomie : elle doit être libre et il convient de la pratiquer en privée. Nos voisins n’ont rien à faire de nos penchants spirituels ou sexuels. Il existe d’ailleurs des lieux délimités où l’on peut, si on le souhaite, pratiquer l’une et l’autre en public, lieux privés spécialisés en icelles : les églises et les backrooms. Dans les deux, si vous y glissez le pied, en effet, vous risquez fort d’y entendre : « Oh mon Dieu !... »
Pour conclure, et pour paraphraser Beaumarchais : « Sans liberté de blasphème, il n’est point de liberté de croire ».
Florent ROBIN









