Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio Divergence FM Radio




Dans l'âme et dans le coeur du “vivre ensemble”...

lun 11 oct 2010 - 12h30, rediff. - 18h

1 vote

dimanche 10 octobre 2010, par Yves le Bozec

Provoscopie, l’émission politique divergente de la bande FM montpelliéraine. Le loup et le renard vous saluent ! Aujourd’hui, nous rentrons dans l’âme et dans le coeur du “vivre ensemble”. Nous partons scruter l’intime !

Mais avant de nous intéresser aux modalités qui régissent nos comportements en société, ne faut-il pas avant tout nous accepter nous-mêmes ? Comment bien vivre avec les autres si on ne sait pas vivre avec soi ? Un petit détour vers la psychanalyse peut, ici, s’avérer utile !

Alors, si je sais m’accepter, je peux me tourner vers les autres : ceux que je connais, que je croise dans la vie quotidienne. C’est la famille avec laquelle je vis, si tant est que je ne sois célibataire. Ce sont aussi les voisins que je croise dès le matin. Mais aussi les collègues de travail, si tant est que j’ai un travail ! Là, une analyse donnée par un sociologue peut éclairer la chose.

Enfin, je suis citoyen d’ici et d’ailleurs. Et le “vivre ensemble” s’applique jusque là ! Comment me comporter avec ceux qui me sont étrangers, ceux que je ne connais que par les médias ? Là, un philosophe emprunt de science politique ouvre la voie vers un humanisme de bon aloi.

Tout cela pour tenter de comprendre comment on pourrait “vivre ensemble” en France, sachant que cet espèce de contrat social s’est délité au cous du XXème siècle au point qu’aujourd’hui, en 2010, la question paraît même saugrenue ... Est-il vraiment nécessaire de vouloir “vivre ensemble” ? Ne pourrait-on pas simplement nous contenter de cohabiter en collaborant ?

Vaste débat ... pour l’heure à venir !


Chronique : “Aime-toi toi même ... ”

Non, non, non, non ! Je ne veux plus vivre ensemble...

C’est vrai, après tout, pourquoi diable devrais-je m’imposer une conduite citoyenne ou civique pour complaire aux autres, quels qu’ils soient ? Ne suis-je pas en droit d’exiger que l’on me foute la paix ?

“Vivre ensemble, vivre ensemble” : que voilà un concept sorti tout droit d’une quelconque religion, fut-elle civile ! Encore un peu, on nous déclarerait membre de l’Eglise machun, de l’oumma bidule ! Voire citoyen français... Mais je n’ai rien demandé à personne !

Cette belle notion induit comme un contrat social. Pourquoi le signerai-je ? Il suffit que l’on m’impose ce genre de servitude volontaire ! Pourtant, il est inconcevable de ne point établir quelques règles de base afin que la vie avec les autres puisse être au moins supportable. Alors, plongeons-nous dans le sens des mots...

Pour le moins, nous sommes tous contraints de coexister : d’exister les uns à côté des autres. Bien ! Alors établissons des modus vivendi, des no man’s land entre nous. Vivre à côté n’est pas nécessairement vivre ensemble. Et si je souhaite aller au-delà, cela ne devrait relèver que de mon bon vouloir !

D’autre part, à moins de vivre en ermite, nous sommes dans l’obligation de cohabiter les uns à côté des autres. Mais, là encore, pourquoi devrais-je me contraindre à plus que le nécessaire ! Allez, à l’anglaise, comme les familles qui pratiquent la colocation pour des raisons budgétaires. Elles ne s’obligent pas à vivre ensemble : à manger, discuter, jouer, dormir ensemble !

De la même façon au travail. Que je doive collaborer est une chose, que je doive vivre ensemble avec des collègues qui me sont étrangers ! Non !

Quant aux autres, ceux que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, en vertu de quelle idéologie bizarre serai-je soumis à leur diktat, quel qu’il soit ?

En fait, la seule chose que je ne peux éviter, quoi qu’il arrive, c’est de vivre dans la meilleure intelligence possible avec... MOI !!! On n’a qu’une vie , nom de Dieu... Et, certainement, si je m’aime bien, les autres me deviendront plus supportables !

Quoi qu’il en soit, un seul adage tient : Aime-toi toi-même, tu n’en aimeras que mieux les autres !

Et maintenant, place au débat avec un psychanalyste, un sociologue et un philosophe...

Mais avant tout une mise en bouche musicale avec un vieux Brassens : Tempête dans un bénitier.


Portrait des invités

Le psychanalyste, M. Lévy :

" Apôtre laïque de la réparation des esprits, il est l’écouteur ! Mandarin respecté par ses disciples, il est l’artiste des âmes oublieux, selon quelques médecins de la Faculté, de toute science dite dure. Monsieur Lévy, en praticien de la psyshanalyse, fait rentrer ses patients dans le rang pour, peut-être, les aider à mieux vivre y compris avec les autres.”

Le sociologue, Patrick Tacussel :

“ Plongé dans l’imaginaire, il compte sur les contes pour échaffauder une sociologie parfois astrale. Il est tout à la fois selon ses détracteurs ce qui l’empêche d’être rien. Patrick Tacussel traîne son chapeau sur le campus de l’université Paul Valéry depuis des lunes et use parfois ses guêtres sur le bitume des manifs montpelliéraine. Il imaginera, pour nous, ce qu’est le “vivre ensemble” du point de la sociologie qu’il représente aujourd’hui.”

Le politologue, Emmanuel Négrier :

“ Juriste de formation, il est devenu ces dernières années, le politologue chéri des médias languedocien. A la différence de ses aînés, il ne se contente pas dans ses analyses de scruter le baromètre des uns et des autres. Il sait aller au-delà du : “ Ça monte et ça descend” ! Emmanuel Négrier a accepté aujourd’hui de débattre avec psychanalyste et sociologue de ce qui reste du contrat social en notre doulce France.”



Animateur(s) :
Yves le Bozec, Jean-François Guiret...
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand
 
Enregistrer au format PDF